Remembrance Day Poppy

Jour du Souvenir


11 Novembre



Musée canadien de la guerre
1, place Vimy
Ottawa, Ontario
K1A 0M8
Tél. (819) 776-8600
Sans frais: 1-800-555-5621

John McCrae, auteur du poème Au champ d'honneur

Lt.-Col. John McCrae and his dog Bonneau.  Library and Archives Canada / C-046284
Le lieutenant-colonel John McCrae
et son chien Bonneau, vers 1914

John McCrae, originaire de Guelph en Ontario et vétéran de la Guerre des Boërs (1899-1902), a commencé la Première Guerre mondiale à titre de chirurgien au sein de la première brigade de l'Artillerie royale canadienne, 1ère Division du Canada. Après leur baptême du feu en mars 1915 à Neuve Chapelle, France, les Canadiens se sont rendus en Flandres à la mi-avril pour y prendre position sur les saillants entourant la ville belge d'Ypres.

Les 22 et 23 avril, au cœur de leur première bataille importante, les Canadiens se sont distingués en résistant, alors que les autres autour d'eux s'enfuyaient, à la première attaque au gaz lancée par les Allemands au cours de la guerre. M. McCrae était le médecin responsable d'un poste médical situé dans un abri creusé à même les berges du canal de l'Yser, à quelques kilomètres au nord d'Ypres. Le 2 mai, le meilleur ami de John McCrae, le lieutenant Alexis Helmer, âgé de 22 ans, d'Ottawa, tomba sous le feu de l'artillerie ennemie. Après avoir déposé ses restes dans une couverture, M. McCrae a lui même conduit le service funèbre.

Le lendemain, John McCrae, qui publiait de la poésie depuis bien des années, termina le poème Au champ d'honneur. Les détails des témoignages oculaires varient, mais tous s'entendent pour dire qu'il a travaillé sur le poème alors qu'il était assis sur la marche arrière d'une ambulance, près de son poste médical. Dans le champ qui l'entourait, des croix marquaient les tombes des soldats morts, y compris celle d'Alexis Helmer et des autres Canadiens tués la veille. Selon les dires, les coquelicots poussaient dans la région à ce moment et, dans ses propres notes, John McCrae faisait référence aux oiseaux qui chantaient en dépit des bruits de la bataille.

John McCrae mit le poème de côté pour se concentrer sur les soins des blessés d'Ypres. Ce n'est qu'à l'automne qu'il l'a repris, après son départ du saillant d'Ypres afin de servir dans des circonstances relativement plus calmes à l'Hôpital général canadien n°3, à Boulogne. Après avoir retravaillé le poème jusqu'à ce qu'il en soit satisfait, il l'envoya à la revue britannique Spectator qui le rejeta. Il l'envoya ensuite à la revue Punch qui le publia de façon anonyme dans son numéro du 8 décembre 1915.

Le poème Au champ d'honneur est rapidement devenu populaire auprès des soldats dans les tranchés car il évoquait avec éloquence leur vision de la guerre. Ce sentiment grandi tout au long de la guerre jusqu'à ce que son image soit devenue «un motif éternel, une partie de la mémoire collective de la guerre» pour reprendre et traduire les mots d'un écrivain. Son auteur, dont on a eu tôt fait d'apprendre l'identité, a continué de pratiquer la médecine jusqu'à ce qu'il mourût, accablé par la fatigue et le stress, d'une pneumonie à Wimereux, en France, le 28 janvier 1918.

Cimetière militaire canadien. Jour du souvenir, 11 novembre.  Photo: Serge Durflinger