Remembrance Day Poppy

Jour du Souvenir


11 Novembre



Musée canadien de la guerre
1, place Vimy
Ottawa, Ontario
K1A 0M8
Tél. (819) 776-8600
Sans frais: 1-800-555-5621

Le jour de l'Armistice devient le jour du Souvenir

Le jour de l'Armistice et le Jour d'Action de grâce ont été célébrés le même jour pendant les dix années qui suivirent. Organisés chaque année le lundi de la semaine du 11 novembre, le Jour d'Action de grâce était célébré par des repas spéciaux à la maison et des activités sportives et d'autres activités à l'extérieur. Ces activités se déroulaient sans grand éclat et n'étaient pas remarquées par la presse. Par contre, même si le 11 novembre n'était pas un congé officiel, on voyait de grands rassemblements devant les cénotaphes locaux ainsi que sur la Colline du Parlement, à Ottawa qui faisaient l'objet d'une couverture médiatique importante. Cette anomalie impopulaire ne pouvait plus durer. Lors de son congrès de fondation à Winnipeg en novembre 1925, la Légion canadienne a adopté une résolution qui affirmait que le jour de l'Armistice devait avoir lieu uniquement le 11 novembre. La Légion dirigea ensuite une campagne pour que le Parlement adopte cette résolution.

Le 18 mars 1931, A. W. Neil, député de Comox Alberni en Colombie-Britannique, a présenté une motion à la Chambre des communes afin que le jour de l'Armistice soit observé le 11 novembre et «à aucune autre date». Il soutenait que les préoccupations concernant les répercussions du congé sur les affaires étaient hors de propos. Au même moment, un autre débuté, C. W. Dickie, de Nanaimo qui parlait également au nom des anciens combattants, a proposé que l'on modifie le nom de jour de l'Armistice pour adopter celui du jour du Souvenir. Il estimait que ce terme « laissait entendre que nous voulions nous souvenir et perpétuer le souvenir ». Comme l'historienne Denise Thompson l'a suggéré, «le terme jour du Souvenir insistait sur le souvenir et, par extension, sur les soldats dont nous nous rappelions la mort, plutôt que sur l'Armistice, une réalisation politique avec laquelle les soldats subalternes n'étaient pas directement impliqués». Le Parlement a rapidement adopté ces résolutions et le Canada a tenu son premier jour du Souvenir le 11 novembre 1931.

Depuis 1931

Cérémonie à la tombe du soldat inconnu. Photo: Tom MacGregor, Legion Magazine Archives

L'expression jour du Souvenir est resté le nom officiel de la cérémonie commémorative annuelle depuis cette date, même si l'on utilise parfois encore officieusement de façon interchangeable le terme jour de l'Armistice. La désignation jour du Souvenir est plus souple et plus globale, ce qui permet facilement de se rappeler les personnes mortes au cours de la Deuxième Guerre mondiale, de la guerre de Corée, des autres conflits et des opérations de maintien de la paix.

Chaque année, des cérémonies sont organisées aux cénotaphes des cités et des villes du pays au cours desquelles les gens prient, énumèrent les noms des disparus et jouent les appels traditionnels du clairon militaire, tels que la «Dernière sonnerie» suivi de «Réveil». La cérémonie la plus importante, diffusée en directe sur les réseaux de télévision nationaux, a lieu au Monument commémoratif de guerre du Canada, à Ottawa. Le Premier ministre, la Gouverneure générale et la «mère de la croix d'argent», une mère qui a perdu un ou des enfants en service, y assistent. Les cérémonies du jour du Souvenir permettent aux anciens combattants de se souvenir et de saluer leurs camarades morts au combat ainsi qu'à tous les Canadiens et Canadiennes de réfléchir aux sacrifices que ces derniers ont consentis et aux tragédies qu'ils ont enduré en leur nom.

Cimetière militaire canadien. Jour du souvenir, 11 novembre.  Photo: Serge Durflinger