Armure

Exposition spéciale

Armure

15 juin - 3 septembre 2018

L’armure est bien plus qu’un moyen de protection. À toutes les époques, dans toutes les cultures, l’armure de qualité a toujours allié l’art, la technologie et la créativité. Centrée sur l’exceptionnelle collection d’armes et d’armures datant de la Renaissance du Museo Stibbert, de Florence en Italie, et enrichie d’exemples modernes, cette exposition met en lumière différentes facettes de l’armure, sur les champs de bataille et les terrains sportifs, et aussi comme symbole de statut ou objet de la culture populaire.

Une exposition réalisée par Contemporanea Progetti, en collaboration avec le Museo Stibbert (Florence, Italie) et le Musée canadien de la guerre.

Faits Amusants

L’anatomie de l’armure
Une armure complète comportait habituellement de 12 à 14 pièces et pesait de 18 à 20 kilos. C’est un poids inférieur à celui de l’équipement de protection que portent les pompiers et les soldats de nos jours.

Des combattants souples
Une personne en armure complète pouvait sauter, courir et se battre librement grâce aux nombreuses pièces articulées, aux charnières et aux lanières qui apportaient la flexibilité nécessaire aux endroits appropriés.

Le jeu de l’épée
Bien qu’une épée médiévale semble lourde, elle ne pesait en fait qu’entre 1 et 1,5 kg – environ autant qu’un gros régime de bananes et moins qu’un chihuahua.

Des salades dans l’espace
De quoi George Lucas s’est-il inspiré pour les heaumes arborés par Darth Vader et autres vilains de la série La guerre des étoiles? Du kabuto des anciens samouraïs? Du Stahlhelm (heaume d’acier) allemand du XXe siècle? De la salade, un casque de guerre conçu en Italie au début des années 1400? Tous ces types de casques ont un rebord légèrement recourbé qui protège la nuque. Le Stahlhelm, d’abord conçu pour l’uniforme de tranchée pendant la Première Guerre mondiale, était lui-même inspiré sur la salade médiévale.

Des armures pour les animaux
L’histoire des armures pour chevaux remonte à plusieurs milliers d’années, mais saviez-vous qu’il en existait aussi pour les éléphants et les chiens?

Des armures inspirées d’animaux
Les tortues, les porcs-épics, les tatous, les escargots, les rhinocéros, les scarabées et les crocodiles sont parmi les nombreuses espèces animales qui disposent d’une protection naturelle ayant inspiré les créateurs d’armures. Les scientifiques et les ingénieurs ont cependant également étudié les écailles de poisson, les éponges de mer, les serpents et les papillons dans leurs recherches pour la production d’armures plus légères.

Parer les balles
Le kevlar, fibre synthétique légère et résistante avec laquelle sont fabriquées les vestes pare-balles, est également utilisé dans la fabrication de nombreux produits, dont les pneus de vélo, les canoës, les raquettes de tennis de table, les cordes d’arc, les anches d’instruments à vent, les semelles de frein et les éoliennes.

Petite pause
Se vider la vessie n’est probablement pas une priorité dans le feu du combat. Cependant, à tout autre moment, il fallait procéder comme on le fait lorsqu’on porte un habit de neige : en enlevant d’abord quelques couches!

À vos agendas

Frederick Stibbert et le Museo Stibbert

Frederick Stibbert est un collectionneur anglo-italien né en 1838 à Florence, en Italie. Un héritage de son grand-père, qui a été commandant en chef de l’armée privée de la Compagnie britannique des Indes orientales, lui a permis d’assouvir sa passion pour l’art, les armures, l’armement, la restauration d’artefacts et l’organisation de reconstitutions médiévales et de la Renaissance.

Au fil des ans, Frederick Stibbert a transformé sa villa à flanc de colline et le parc attenant en un musée qui porte son nom. Sa collection de près de 50 000 objets comprend des armes et des armures issues tout particulièrement des mondes européen, musulman et japonais du XVe au XIXe siècle. Elle réunit également des peintures, des céramiques, des costumes, des tapisseries, des meubles, des objets d’art décoratifs ainsi que des artefacts archéologiques, des instruments de musique et des objets liturgiques. À sa mort, en 1906, Frederick Stibbert a légué le musée à la Ville de Florence afin d’enrichir les connaissances historiques des générations futures.