Introduction
Le Canada a joué un rôle majeur lors de la Première et de la Seconde Guerre mondiale, avec près de deux-millions de militaires en uniforme, ici et à l’étranger. Cette participation a été couteuse, entrainant plus de 110 000 morts pendant les deux guerres et dans leur sillage immédiat.
Pendant la Première Guerre mondiale, plus de 650 000 personnes ont servi dans l’uniforme du Corps expéditionnaire canadien, qui était la partie combattante des forces canadiennes. En 1916, le Corps comprenait quatre divisions qui se battaient sur le Front de l’Ouest, en France et en Belgique. Plus de 22 000 militaires du Canada voulaient également rejoindre la guerre aérienne et ont servi au sein des services d’aviation britanniques : le Royal Flying Corps et le Royal Naval Air Service, qui ont fusionné pour devenir la Royal Air Force (Force royale aérienne) en avril 1918. Quelque 1 600 ont perdu la vie au combat pendant la guerre ou ont été victimes d’accidents ou de maladies. Environ 9 000 personnes ont servi au sein de la Marine royale canadienne et de la Réserve navale royale des volontaires du Canada; près de 400 y ont laissé la vie.
À cette époque, Terre-Neuve constituait un Dominion distinct. Pendant la Première Guerre mondiale, plus de 6 000 militaires de Terre-Neuve ont servi au sein du Royal Newfoundland Regiment (Régiment royal de Terre-Neuve), des Newfoundland Forestry Companies (Divisions de foresterie de Terre-Neuve), de la Marine royale et de la marine marchande. Plus de 1 800 ont péri pendant la guerre ou à cause de la guerre, dont des individus qui ont servi au sein du Corps expéditionnaire, de l’armée britannique et de la Marine royale.
Le Canada est entré dans la Seconde Guerre mondiale le 10 septembre 1939. Au cours des six années qui ont suivi, plus d’un million de personnes se sont portés volontaires pour servir dans l’Armée canadienne, l’Aviation royale canadienne et la Marine royale canadienne, ainsi que pour rejoindre la marine marchande. À un certain moment pendant la guerre, plus de 12 000 personnes de Terre-Neuve (qui était encore un Dominion distinct) ont servi ici et à l’étranger, largement dans diverses divisions de l’armée britannique ou au sein de la marine marchande. À la fin de 1947, la guerre (ou ses effets) avait fait plus de 47 000 morts parmi les Canadiens et les Terre Neuviens.
Mener des recherches sur les morts et disparitions du Canada pendant la guerre peut représenter un acte de commémoration et de souvenir. Un large éventail de ressources sont disponibles. Le premier groupe d’archives décrites dans le présent document porte sur les deux guerres. Les deuxième et troisième groupes portent sur chaque guerre séparément, représentant des personnes ayant servi au sein des forces canadiennes et terre-neuviennes, mais qui n’étaient pas nécessairement originaires du Canada ou de Terre-Neuve, ou qui ont servi au sein des forces du Commonwealth ou d’autres forces étrangères.
Image au haut de la page :
Thomas Harold Beament
Sépulture en mer
Collection Beaverbrook d’art militaire
Musée canadien de la guerre
MCG 19710261-0993
Archives concernant les deux Guerres mondiales
Mémorial virtuel de guerre du Canada
Les recherches sur une personne décédée en service pendant la Première ou la Seconde Guerre mondiale commencent avec le Mémorial virtuel de guerre du Canada (MVGC), sur le site d’Anciens combattants Canada. L’information contenue sur ce site est tirée du travail de la Commonwealth War Graves Commission (CWGC) [Commission des sépultures de guerre du Commonwealth], entre autres sources. La CWGC documente les morts et les disparitions de la Première Guerre mondiale, c’est-à-dire entre le 4 aout 1914 et le 31 aout 1921, et de la Seconde Guerre mondiale, c’est-à-dire entre le 3 septembre 1939 et le 31 décembre 1947.
On peut faire des recherches sur le site du MVGC par nom ou par mot-clé. Les résultats peuvent varier d’une personne à l’autre et d’une guerre à l’autre, mais incluent généralement le nom, l’âge, un sommaire du service militaire, dont le matricule, l’unité, l’escadron ou le navire, la date du décès et le nom et l’adresse de la plus proche parenté. Les résultats peuvent inclure la date et le lieu de naissance et d’enrôlement. Dans tous les cas, le nom, le lieu et la description du cimetière ou du mémorial où la personne a été inhumée sont inclus.
Le MVGC est un monument commémoratif « vivant » et plusieurs des entrées incluent une collection numérique personnelle comprenant des photos, des coupures de presse, des lettres, des documents tirés des dossiers de service et d’autres sources ajoutées par la famille ou du personnel de recherche.
Sur le site du MVGC, on peut également voir et faire des recherches dans les livres canadiens du Souvenir pour la Première et la Seconde Guerre mondiale, ainsi que des livres du Souvenir distincts pour Terre-Neuve et pour la marine marchande, avec des livres du Souvenir d’autres conflits et services en temps de paix.
Commonwealth War Graves Commission (Commission des sépultures de guerre du Commonwealth)
La Commission a été mise sur pied par l’Imperial War Graves Commission (Commission impériale des sépultures de guerre) pendant la Première Guerre mondiale pour documenter les victimes de la guerre dans l’Empire britannique (aujourd’hui le Commonwealth), dont celles originaires du Canada et de Terre-Neuve. La Commission était et est toujours responsable de créer et de maintenir des cimetières et des monuments commémoratifs. Le site Web inclut de l’information sur les personnes qui ont perdu la vie dans le cadre des deux guerres mondiales qui étaient originaires du Canada et de Terre-Neuve.
Pour les personnes dont les tombes ont été identifiées dans un cimetière, les résultats de la recherche dans la banque de données de la Commission pourraient comprendre des rapports sur les tombes, un extrait de l’index publié du cimetière et un rapport sur la stèle avec le nom de la personne, son unité, la date de son décès, un emblème religieux (le cas échéant) et une épitaphe avec le nom de la personne qui l’a formulée. Une photo de la stèle pourrait aussi être incluse. Pour les personnes nommées sur un monument commémoratif, les résultats de la recherche pourraient inclure un extrait de l’index publié et une liste comprenant le nom de la personne et ceux d’autres individus qui apparaissent sur le même monument commémoratif.
Ces deux sites Web sont le meilleur endroit pour entamer une recherche sur les personnes du Canada et de Terre-Neuve qui ont perdu la vie à la guerre. Des renseignements personnels supplémentaires au sujet des deux guerres mondiales se trouvent dans les archives décrites ci-dessous.
Cimetière Tyne Cot (Passchendaele)
Collection Beaverbrook d’art militaire
Musée canadien de la guerre
MCG 19710261-1668
Conseil utile
Voir la page Abréviations militaires utilisées dans les dossiers de service de BAC.
Monuments commémoratifs
Le monument commémoratif de Vimy et la porte de Ménin sont les principaux monuments commémoratifs rappelant les pertes canadiennes de la Première Guerre mondiale. On commémore aussi des membres de l’aviation au Monument commémoratif des services aériens à Arras, en France. Il n’y a pas de monument commémoratif unique à l’étranger pour les militaires du Canada qui ont perdu la vie lors de la Seconde Guerre mondiale. La mémoire des membres de l’Aviation royale qui ont péri à l’étranger sans sépulture connue (plus de 3 000) est commémorée au Runnymede Memorial, à Englefield Green, en Angleterre. Pour sa part, le monument commémoratif d’Ottawa, en Ontario, est érigé à la mémoire des quelque 800 membres de l’Aviation royale canadienne et des aviations du Commonwealth qui ont perdu la vie en Amérique du Nord et dans les eaux adjacentes sans sépulture connue ou accessible.
La mémoire de la plupart des marins, y compris de la marine marchande, du personnel infirmier et des militaires qui ont péri en mer lors des deux guerres mondiales est honorée au monument commémoratif d’Halifax, en Nouvelle-Écosse, mais également ailleurs. Le monument d’Halifax comprend environ 3 200 noms de marins et de membres du personnel infirmier originaires du Canada et de Terre-Neuve.
Le site Web d’Anciens combattants Canada comprend une banque de données de plus de 9 000 monuments commémoratifs au Canada et à l’étranger (Monuments commémoratifs – Commémoration – Anciens combattants Canada). Parmi ceux qui se trouvent au Canada, mentionnons des monuments, cénotaphes, plaques, tableaux d’honneur, cairns, et même des hôpitaux et des ponts commémoratifs rappelant la guerre et les gens qui y ont servi et qui y ont laissé leur vie. Un certain nombre de ces documents commémoratifs sont indexés et on peut y faire des recherches par nom des personnes dont le sacrifice y est souligné.
Outre ces banques de données nationales et ces monuments commémoratifs, plusieurs collectivités des quatre coins du Canada ont leur propre monument commémoratif pour honorer les morts des Première et Seconde Guerres mondiales. Ces monuments commémoratifs se trouvent dans les places publiques, les églises, les écoles, les cimetières et autres centres municipaux. Plusieurs localités ont également des sociétés d’histoire locale, des archives ou d’autres organisations qui peuvent s’avérer des sources utiles d’information pour les recherches concernant une personne en particulier.
Le Programme d’identification des pertes militaires
La Direction – Histoire et patrimoine (DHP) du ministère de la Défense nationale, par l’entremise du Programme d’identification des pertes militaires, cherche à identifier les restes d’ossements humains nouvellement découverts et les sépultures sans nom préexistantes de militaires du Canada (y compris de Terre-Neuve avant 1949) qui ont servi pendant la Première Guerre mondiale et la Seconde Guerre mondiale, ainsi que dans les opérations des Nations Unies en Corée (conflit de Corée).
Les personnes apparentées aux militaires qui ont péri au cours de ces conflits et n’ont pas de sépulture connue peuvent donner les renseignements dont elles disposent à la DHP. Ces renseignements pourraient aider la DHP dans le cadre du processus d’investigation visant à identifier les restes humains inconnus. Pour plus d’information, veuillez consulter le site de la DHP : Identification des pertes militaires.
Première Guerre mondiale, 1914-1921
Tableau commémoratif pour l’officier marinier Edmund Ernest Beard
Collection d’archives George-Metcalf
Musée canadien de la guerre
MCG 20130540-003
Plaque commémorative pour l’officier marinier Edmund Ernest Beard
Musée canadien de la guerre
MCG 20130540-002
Plus de 9 millions de personnes qui ont combattu et de membres des services militaires ont perdu la vie pendant la Première Guerre mondiale, et bien des pays ont estimé qu’il convenait de commémorer ces morts avec des monuments commémoratifs. Au Canada, quelque 66 000 personnes ont perdu la vie pendant la guerre, dont celles qui sont mortes en service, qui ont succombé à leurs blessures, qui sont décédées par suicide, accident ou noyade, ou encore des suites de maladies attribuables à leur service, et ce, jusqu’au 31 aout 1921. Si d’autres militaires du Canada ont succombé à leurs blessures ou d’autres causes liées à leur service après cette date, leur nom n’est pas inclus dans le registre des pertes canadiennes de la Première Guerre mondiale.
Environ 18 200 membres du personnel militaire ayant péri au combat n’ont pas de sépulture connue, car leur dépouille n’a pas pu être localisée ou identifiée. La plupart de ces individus sont commémorés à l’un des deux monuments érigés en l’honneur des personnes disparues : le monument commémoratif de Vimy et la porte de Ménin. Les personnes originaires de Terre-Neuve et décédées dans le cadre de la guerre sont quant à elles honorées au Monument commémoratif de Beaumont Hamel, en France.
La construction du monument commémoratif national du Canada sur la crête de Vimy, près d’Arras, en France, a commencé en 1925. Conçu par l’architecte Walter Allward, ce monument commémoratif a été dédié aux victimes de la guerre en juillet 1936. Le monument reconnait l’importante victoire du Corps canadien en avril 1917, mais a été érigé surtout à la mémoire des quelque 11 000 militaires du Canada qui ont péri en France et qui sont sans sépulture connue. Leurs noms sont inscrits sur le monument commémoratif.
La porte de Ménin, à Ieper, en Belgique, commémore quelque 57 000 militaires de l’Empire britannique, dont environ 6 940 originaires du Canada, qui ont péri durant la guerre dans le Saillant d’Ypres ou ailleurs en Belgique et qui sont sans sépulture connue. Leur nom, accompagné de leur unité, est inscrit sur le monument commémoratif.
Documentation sur le service
Pour en savoir plus sur des militaires ou du personnel infirmier ayant perdu la vie pendant la guerre, les documents de service sont disponibles en ligne à Bibliothèque et Archives Canada et sur ancestry.ca. Que le décès se soit produit sur le champ de bataille ou à l’hôpital en Angleterre, il a été consigné, malgré l’absence fréquente d’information sur les circonstances du décès ou sur le lieu de sépulture ou de commémoration. La proche parenté a reçu les médailles de la personne décédée et, parfois, une Croix du Souvenir. Les noms des récipiendaires ont été notés dans ces dossiers. Nous avons la chance de posséder deux autres sources d’information documentant les morts de la Première Guerre mondiale, des dossiers créés à l’origine par la Commonwealth War Graves Commission (Commission sur les sépultures de guerre du Commonwealth) et l’agence qui l’a précédée pour enregistrer les décès pendant la guerre.
Banque de données de Terre-Neuve : « Died in Service » (Morts en service)
Died in Service est une banque de données du site Web des archives provinciales de Terre-Neuve-et-Labrador. Elle comprend les biographies militaires de plus de 1 800 personnes décédées pendant la Première Guerre mondiale. Elle inclut les personnes ayant servi au sein du Royal Newfound Regiment (Régiment royal de Terre-Neuve), du Corps expéditionnaire canadien, de l’armée britannique, de la force impériale australienne et de la réserve navale royale (Terre-Neuve-et-Labrador).
Limites de la documentation
En tant de guerre, les dossiers sont créés et conservés à des fins spécifiques, avec les critères d’importance de l’époque. L’origine ethnique, par exemple, n’a pas été enregistrée, et il peut arriver que la ville natale ne puisse être déduite que par l’adresse du plus proche parent, souvent mentionné sous la forme de Mme [nom de l’époux]. La langue dans laquelle était rédifée la documentation administrative était quasiment tout le temps l’anglais, et ce, quelle qu’ait été la langue de préférence du militaire. En outre, certaines recrues trop jeunes ou trop âgées ont fourni un autre nom, et certains noms ont été mal orthographiés dans le processus administratif.
Registres des circonstances des décès
Les registres des circonstances des décès donnent des détails, si connus, sur la mort de militaires ou de membres du personnel infirmier. Cette information a été compilée pour documenter la dernière demeure du personnel militaire. Chaque entrée est constituée d’un formulaire recto verso incluant le nom de la personne, son matricule, son rang, son unité, la date et le lieu de son décès, sa religion et le nom et l’adresse de sa plus proche parenté. Dans certains cas, le registre comprend une description des circonstances du décès. Cette information unique n’est pas nécessairement consignée dans les documents de service.
Au dos du formulaire souvent daté de la moitié des années 1920, ou même plus tard, on peut trouver le nom et l’adresse de la plus proche parenté. Sur demande, celle-ci recevait une copie de l’index du cimetière et, dans plusieurs cas, une photo du lieu de sépulture. Hélas, les photos n’ont pas été jointes aux registres de décès. Ainsi, ces photos ne sont trouvables que si elles accompagnaient la carte officielle envoyée à la famille et si elles ont été subséquemment sauvegardées par cette dernière.
Carte et photo de repère de sépulture pour le soldat Ernest Percival Bartlett
Voici un exemple de carte et de photo de repère de sépulture envoyées à des proches. Les détails concernant le décès de cette personne ont été transférés aux registres de décès, mais non les images de la sépulture, qui ne pouvaient donc survivre que si elles étaient conservées par la parenté proche.
Collection d’archives George-Metcalf
Musée canadien de la guerre
MCG 20010076-007
Il y a des registres pour les décès survenus en France, en Belgique, au Royaume-Uni, au Canada, aux États-Unis, en mer et en Sibérie (1918-1919; ces archives sont préservées à BAC). Pour les personnes sans sépulture connue en France et en Belgique, les formulaires sont marqués du sceau du monument commémoratif où la mémoire du défunt est soulignée; p. ex., le monument commémoratif de Vimy ou la porte de Ménin. Les registres contenant les noms qui suivent « Sims » sont manquants (BAC : RG 150, accession 1992-93/314, volumes 145-238).
Les registres du Royaume-Uni documentent les décès et les sépultures d’environ 3 900 personnes d’origine canadienne portées en terre dans les iles britanniques (BAC : RG 150, accession 1992-93/314, volumes 138-144). Des renseignements supplémentaires sur chaque personne morte au Royaume-Uni pendant la guerre sont disponibles dans Far From Home: A Study of the Great War Canadians (2019), présenté en 102 volumes, que l’on peut consulter au Centre de recherche en histoire militaire du Musée canadien de la guerre. Les volumes sont divisés en fonction du pays dans lequel est inhumé l’individu.
Les registres canadiens documentent les membres du Corps expéditionnaire canadien qui ont perdu la vie au Canada pendant la guerre ou qui ont péri des suites de causes attribuables à leur service; certaines entrées datent des années 1930, et même 1940. D’ex-membres des services aériens britanniques et d’autres ex-militaires britanniques ayant émigré au Canada après la guerre, y demeurant jusqu’à leur décès, sont également inclus dans ces archives. Les registres sont articulés autour de la province de décès (BAC : RG 150, accession 1992-93/314, volumes 239-272).
L’information contenue dans ces registres est généralement plus détaillée que celle concernant les morts à l’étranger puisque, dans presque tous les cas, le décès a eu lieu à l’hôpital. Le nom complet, le matricule, la date, le lieu et la cause de la mort, le nom et l’adresse de la parenté la plus proche, et souvent le nom et le lieu du cimetière, y sont consignés.
Des registres qui restent dans cette série, l’un documente les personnes décédées et inhumées aux États-Unis et l’autre décrit les circonstances de la mort de celles décédées pendant la guerre en mer ou en Sibérie (1918-1919) [BAC : RG 150, accession 1992- 93/314, volumes 273-278].
Les Registres sur les circonstances de décès pour la France, la Belgique et le Royaume-Uni ont été numérisés et sont disponibles en ligne sur le site de Bibliothèque et Archives Canada.
Tous les registres sur les circonstances de décès sont disponibles sur Ancestry.ca sous le titre de Registres des sépultures de guerre du Commonwealth pour le CEC, Canada, 1914 à 1919.
Registres des sépultures de guerre : France et Belgique
Les registres des sépultures de guerre, créés par l’Imperial War Graves Commission (Commission impériale des sépultures de guerre), qui deviendra la Commonwealth War Graves Commission (Commission des sépultures de guerre du Commonwealth), documentent les histoires d’inhumation et de commémoration de militaires, du personnel infirmier et de membres des services aériens. Chaque entrée consiste en un formulaire recto verso indiquant le nom, le matricule, le rang, l’unité et le nom de la plus proche parenté. La date, la cause et le lieu du décès, si l’information est connue, y figurent aussi. Lorsque des cimetières permanents ont été créés et consolidés après la guerre, certaines dépouilles ont été exhumées et reenterrées ailleurs. Cette information se trouve dans les registres détenus par BAC (RG 150, accession 1992-93/314, volumes 39-137).
Les registres sur les circonstances des décès et sur les sépultures de guerre décrits ici sont disponibles en ligne. Sur le site Web de BAC, voir Dossiers du personnel de la Première Guerre mondiale pour des liens vers les deux types de registres, ainsi que des références à d’autres ressources concernant la Première Guerre mondiale.
Les registres liés aux victimes de la guerre peuvent être consultés sur Ancestry.ca dans la Collections militaires du Canada.
Repère temporaire de sépulture du lieutenant Norman Howard Pawley, M.C., tué à la crête de Vimy
Après la guerre, la commission des sépultures de guerre du Commonwealth s’est débarrassée de repères de sépultures non officiels, comme celui-ci, car il mettait en place de grands cimetières avec des stèles régulières.
Musée canadien de la guerre
MCG 20030064-001
Fiches de décès d’ex-militaires
Un index alphabétique des fiches datant de 1916 à 1963 environ a été entretenu par Anciens Combattants Canada pour enregistrer l’information sur les décès de militaires pendant la Première Guerre mondiale. L’information colligée varie au fil du temps, mais inclut généralement le nom, le matricule, l’unité, la date et le lieu du décès de l’individu, ainsi que le nom de la plus proche parenté, sa relation avec la personne défunte et son adresse. Certaines cartes notent la cause du décès, si ce décès est considéré comme étant en lien avec le service militaire, et le cimetière où la personne a été inhumée. Un petit nombre d’ex-militaires de conflits plus anciens (notamment la campagne du Nord-Ouest de 1885 et la Guerre sud-africaine de 1899-1902) y figurent aussi, de même que d’ex-membres du service impérial.
Ces dossiers ont été numérisés et sont disponibles sur le site Web de BAC sous le titre de Cartes de décès des combattants : Première Guerre mondiale.
Dossiers des cimetières canadiens
Ces dossiers consistent en des fichiers pour chacun des cimetières canadiens où des membres du Corps expéditionnaire canadien reposent. Les dossiers consistent souvent en des listes de noms, des dates d’inhumation, divers formulaires et, occasionnellement, de la correspondance. La famille a pu fournir une épitaphe appropriée en remplissant un formulaire, on en retrouve d’ailleurs dans maints dossiers. Les fichiers sont regroupés par province et, à l’intérieur des provinces, par lieu, en ordre alphabétique (BAC : RG 150, accession 1992-93/314, volumes 1-38). Notez que le volume 38 documente les inhumations aux États-Unis.
Ces dossiers n’ont pas été numérisés et ne sont disponibles pour consultation que sur place à BAC. L’instrument de recherche (150-6) offre une description générale des dossiers (http://data2.archives.ca/pdf/pdf002/150-6_46246_open.pdf).
Lecture suggérée : Première Guerre mondiale
Plusieurs livres ont été rédigés à la mémoire des victimes de la Première Guerre mondiale. La liste ci-dessous en donne quelques exemples. Nous recommandons également de consulter les tableaux d’honneur et les livres commémoratifs créés par les régiments, les cantons, les entreprises et les écoles. Certains peuvent inclure des biographies, et même des photos.
Des livres incluant des tableaux d’honneur qui ont été créés pour la division militaire, le Corps expéditionnaire canadien, le Canada ou le Commonwealth pourraient aussi être utiles dans certaines circonstances, mais ont tendance à être de simples listes de personnes décédées en service, sans information biographique d’accompagnement.
- Cooke, O.A., et al. Rideau Remembers: North Gower & Marlborough Townships’ Sacrifice in the Great War, 1914–1918 (Rideau Township Historical Society, 2018).
- May, Robyn-Rose. Sacrifice of Angels: The Overseas Deaths of Canada’s First World War Nurses (CEF Books, 2016). Fournit des biographies et de l’information sur le vécu des infirmières militaires pendant la guerre.
- Newman, Stephen K. With the Patricia’s in Flanders, 1914-1918 (Bellewaerde House, 2000).
- Their Name Liveth: A Memoir of the Boys of Parkdale Collegiate Institute Who Gave Their Lives in the Great War (Parkdale Collegiate Institute, 1919).
- Wigney, Edward H. The C.E.F. Roll of Honour: Members and Former Members of the Canadian Expeditionary Force Who Died as a Result of Service in the Great War, 1914-1919. E. (Ursual, 1996).
- Il y a aussi de nombreux sites Web commémoratifs en ligne, dont voici quelques exemples :
- Gathering Our Heroes (gatheringourheroes.ca)
- Kenora Great War Project (kenoragreatwarproject.ca)
- Lakefield War Veterans (lakefieldwarvets.ca)
Seconde Guerre mondiale, 1939-1947
Durant la Seconde Guerre mondiale, et jusqu’à la fin de 1947, plus de 47 000 personnes originaires du Canada et de Terre-Neuve sont mortes en service ou de causes attribuables au service militaire. Parmi elles, des membres de la Marine royale canadienne, de l’Armée canadienne, de l’Aviation royale canadienne et de la marine marchande.
Pour les individus qui sont morts en servant dans l’armée canadienne, l’information sur leur service est publiquement disponible. Les dossiers du personnel des individus qui sont morts en service ou pour des raisons attribuables au service pour la période allant du 10 septembre 1939 au 31 décembre 1947 sont disponibles sans restriction à BAC et peuvent être localisés au moyen de la banque de données « Deuxième Guerre mondiale – Dossiers de service des victimes de guerre, 1939 à 1947 ». Ces dossiers contiennent des attestations ou des dossiers d’enrôlement, de la correspondance avec la famille, de l’information sur le service et des questions testamentaires, et possiblement des détails sur l’inhumation. Les dossiers des membres de l’Aviation royale contiennent souvent une photo.
Les dossiers de service complets peuvent être consultés sur place uniquement, à BAC. Des extraits en ont été numérisés et peuvent être consultés sur le site web Deuxième Guerre mondiale – Dossiers de service des victimes de guerre, 1939 à 1947 de BAC et sont également disponibles sur Ancestry.ca, sous Dossiers et états de service des morts de la Deuxième Guerre mondiale, Canada, 1939 à 1947 (Canada, World War II, Records and Service Files of War Dead, 1939–1947).
Des registres sur les circonstances de décès, semblables à ceux de la Première Guerre mondiale, sont disponibles à BAC pour les morts survenues au Canada pour l’Armée canadienne, l’Aviation royale canadienne et la Marine royale canadienne, et pour le personnel militaire ayant participé au British Commonwealth Air Training Plan (Plan d’entrainement aérien du Commonwealth britannique), dont des membres des aviations royales britannique, néozélandaise, australienne et autres (BAC : RG 150, accession 1992-93/314, volumes 279-302). Ces dossiers peuvent être consultés à BAC ou en ligne sur Ancestry.ca, sous la rubrique Registres des sépultures de guerre (circonstances des pertes), Canada, 1914 à 1948 (Canada, War Graves Registers [Circumstances of Casualty], 1914–1948).
Huit soldats canadiens portant sur leurs épaules un cercueil couvert d’un drapeau
Collection d’archives George-Metcalf
Musée canadien de la guerre
MCG 19900228-105
Lectures suggérées : Seconde Guerre mondiale
Les institutions d’enseignement, les banques, de nombreuses collectivités, des sociétés de généalogie, et quelques associations régimentaires ont préparé des collections biographiques des victimes de la guerre, tant sous forme de livre qu’en ligne. La liste ci-dessous en dresse un petit échantillon représentatif.
- Allison, Les, et al. They Shall Grow Not Old: A Book of Remembrance (Commonwealth Air Training Plan Museum, 1992).
- Barry, Bill, et al. Age Shall Not Weary Them: Saskatchewan Remembers Its War Dead (Centax, 2005).
- Buchner, Anthony P., et al. A Place of Honour: Manitoba’s War Dead Commemorated in Its Geography (Manitoba Conservation, 2002).
- D’Aoust, They Gave Their All: The Canadian Merchant Navy (Lehmann Bookbinding, 2019).
- D’Aoust, Robert. The Sacrifice We Will Not Forget (Lehmann Bookbinding, 2022). Offre de l’information détaillée sur les 916 militaires du Canada qui ont péri durant le raid de Dieppe en aout 1942.
- D’Aoust, Robert. Ultimate Sacrifice (Bob D’Aoust, 2013). Plus de 2 100 personnes ayant servi au sein de la Marine royale canadienne, de la Réserve de la Marine royale canadienne et de la Réserve de volontaires de la Marine royale du Canada y sont identifiées et décrites.
- La Base de données des marins marchands morts à la guerre d’Anciens Combattants Canada est disponible en ligne et les fichiers peuvent être sollicités en vertu de la Loi sur l’accès à l’information et de la Loi sur la protection des renseignements personnels.
William Abernethy Ogilvie, C. M., M.B.E.
Paysage de Normandie
Collection Beaverbrook d’art militaire
Musée canadien de la guerre
MCG 19710261-4604
Livres et sites Web commémoratifs
Pendant et immédiatement après la Première Guerre mondiale, les collectivités, églises, universités et autres organisations ont compilé des listes et des collections biographiques sur les morts et les disparitions. Depuis la publication des documents de service du Corps expéditionnaire canadien dans les années 1990, bon nombre de personnes, de collectivités, de sociétés de généalogie et d’organisations ont lancé des projets pour documenter et honorer la mémoire des personnes décédées en raison de la guerre. Des recherches semblables ont été menées pour les morts et les disparitions de la Seconde Guerre mondiale.
De nombreux sites Web ont été créés pour honorer les morts survenues dans le cadre des deux guerres. Des recherches par lieu géographique ou par nom d’unité (p. ex., 21e Bataillon du Corps expéditionnaire) mèneront souvent à des sites avec de l’information biographique sur les personnes mortes ou disparues pendant les deux guerres.
Plaque et carte commémoratives pour le sapeur Oliver Pierre Kingsbury
Musée canadien de la guerre
MCG 20060023-004
Recherches à Bibliothèque et Archives Canada
Les ressources archivistiques conservées à BAC sont une mine d’or pour la recherche sur n’importe quel aspect de la Première et de la Seconde Guerre mondiale. On encourage les gens qui souhaitent entreprendre des recherches à se familiariser avec le site Web de BAC, notamment la page Recherche dans la collection, et ses guides de recherche sur les dossiers personnels de la Première et de la Seconde Guerre mondiale.
Ressources du Musée canadien de la guerre
Le Centre de recherche sur l’histoire militaire (CRHM) du Musée canadien de la guerre abrite la collection de la Bibliothèque Hartland-Molson et la Collection d’archives George-Metcalf. Il est possible de mener des recherches en ligne grâce aux catalogues du CRHM. Les histoires des unités, lorsqu’elles existent, sont d’excellentes ressources qui incluent souvent des tableaux d’honneur avec la liste des individus qui sont morts pendant la guerre, parfois avec des détails supplémentaires.
Elles peuvent également contenir de l’information comme les batailles auxquelles l’unité a pris part, la culture du groupe, des photos, le nom d’autres membres de l’unité, etc. La bibliothèque offre également de l’information sur les uniformes, l’équipement, des manuels d’entrainement et des livres liés à maints aspects du service militaire. Les archives du Musée sont surtout de nature personnelle et peuvent ajouter une perspective intime à la documentation officielle conservée par BAC.
Vocabulaire clé
Décès de guerre : Membre du personnel militaire qui a perdu la vie pendant une guerre, soir pendant son service ou en succombant à des blessures, maladies, accidents ou autres causes. Un individu décédé après la fin des hostilités pourrait également être compris dans les décès de guerre, selon les politiques de l’armée ou du gouvernement et selon les causes et la date du décès.
Matricule : Ce numéro devait servir d’identifiant unique pour le personnel militaire. Pendant la Première Guerre mondiale, les matricules du Corps expéditionnaire canadien étaient alloués en blocs à différentes régions du pays, puis aux unités individuelles. Certains numéros étaient utilisés plus d’une fois, cependant. Pendant la Seconde Guerre mondiale, la Marine royale canadienne, l’Armée canadienne et l’Aviation royale canadienne avaient leurs propres systèmes de numéro distincts.
Unité : Terme global désignant n’importe quel groupe militaire organisé auquel une personne a été affectée ou attachée, y compris un régiment, un bataillon, un escadron, un navire, un hôpital, etc.
Vous avez une question de recherche?
Consultez notre Foire aux questions (FAQs) ou contactez-nous directement. Le personnel du CRHM peut répondre à vos questions et vous aider dans vos recherches.
Avec nos remerciements à notre contributeur invité, Glenn Wright, ancien archiviste de BAC.