À partir du 1er décembre, une preuve de vaccination pour toutes personnes âgées de 12 ans et plus sera exigée pour accéder aux expositions et à tous les espaces publics du Musée, ce qui inclut la participation aux évènements spéciaux.

Preuves acceptées : passeport vaccinal ou preuve de vaccination (électronique ou imprimée), avec une pièce d’identité spécifiant nom et date de naissance.

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Transcription : L’ourson Teddy d’Aileen Rogers

Le Musée canadien de la guerre conserve des millions d’objets dans la collection nationale. Chacun raconte une histoire.

Découvrons l’histoire d’un des objets les plus aimés du Musée : l’ourson Teddy.

Permettez-moi de vous présenter Teddy. Cet ourson a beau mesurer que 12 centimètres, il a une grande histoire : il est allé à la guerre!

Aileen Rogers a grandi dans une ferme à East Farnham, au Québec. Son frère Howard et elle aimaient bien nager et faire du vélo. Et Aileen adorait jouer avec son ourson en peluche.

Aileen avait 10 ans quand son père s’est s’enrôlé pour servir durant la Première Guerre mondiale, et sa vie a alors changé à jamais.

C’est en février 1915 que Lawrence Rogers, le père d’Aileen, s’est engagé dans le 5e bataillon des fusiliers canadiens à cheval, du Régiment de Québec. Aileen ne comprenait pas exactement en quoi consisterait le service militaire, mais elle savait que son père allait partir et qu’il serait en danger. Mais que pouvait-elle y faire?

Le cœur lourd, Aileen lui a donné son ourson Teddy, en signe amour. Elle espérait que Teddy servirait de porte-bonheur et protégerait son père.

Le lieutenant Lawrence Browning Rogers a servi comme brancardier pendant la Première Guerre mondiale, puis comme assistant médical sur la ligne de front.

Le 30 octobre 1917, Lawrence exerçait ses fonctions de soignant pendant la bataille de Passchendaele, en Belgique. Le champ de bataille où il se trouvait avait dû, quelques années auparavant, ressembler à celui de sa propre ferme, au Québec. Mais la guerre avait fait ses ravages : le paysage dévasté par les trous d’obus et la boue devait l’amener à se sentir très loin de chez lui.

Tout autour de lui, des bombes explosaient, et des mitraillettes tiraient en rafale. Mais Lawrence ne se laissait pas distraire. Il avait une mission à accomplir : aider les blessés. L’attaque avait commencé à 5 h 50 ce matin-là. À la fin de la journée, il y avait des milliers de Canadiens blessés ou morts.

Avec Teddy dans sa poche, Lawrence s’occupait des blessés de son unité quand le pire est arrivé : il a été tué par des tirs d’obus ennemis.

Plus tard, on a trouvé l’ourson en peluche, et il a été renvoyé au Canada.

Aujourd’hui, l’ourson Teddy a sa place au Musée canadien de la guerre, où il rappelle tristement le coût élevé de la guerre.

L’ourson Teddy symbolise l’amour de la petite Aileen pour son papa, Lawrence Rogers. Les 650 000 Canadiens qui ont servi pendant la Première Guerre mondiale avaient tous des proches, qui leur manquaient et qui s’inquiétaient pour eux.

Les 61 000 Canadiens qui ont été tués pendant la Première Guerre mondiale ont été pleurés par les personnes qui leur ont survécu au pays. Aileen a retrouvé son ourson, mais elle n’a plus jamais revu son père.

La guerre est une expérience humaine dévastatrice. Ses conséquences sont durables pour ceux et celles qui combattent ainsi que pour leurs familles et leurs communautés.