À partir du 1er décembre, une preuve de vaccination pour toutes personnes âgées de 12 ans et plus sera exigée pour accéder aux expositions et à tous les espaces publics du Musée, ce qui inclut la participation aux évènements spéciaux.

Preuves acceptées : passeport vaccinal ou preuve de vaccination (électronique ou imprimée), avec une pièce d’identité spécifiant nom et date de naissance.

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Transcription : Le drapeau de service de la famille Adie

Le Musée canadien de la guerre détient des millions d’objets dans la Collection nationale. Chacun raconte une histoire. Ce drapeau montre comment un simple objet peut nous apprendre beaucoup de choses sur l’histoire d’une famille.

Il y a plus de 100 ans, ce drapeau était fièrement exposé à la fenêtre de la maison de la famille Adie à St. Catharines, en Ontario.

Utilisé pendant les deux guerres mondiales, ce genre de drapeaux était communément appelé un « drapeau de service d’une mère ». Chaque feuille d’érable représentait un proche qui servait outre-mer.

Dans le cas de la famille Adie, les quatre feuilles d’érable représentent quatre frères Adie.

Robert, un marchand, a été le premier à s’engager, à l’âge de 27 ans.

Il s’est enrôlé en novembre 1914, un peu plus de trois mois après que le Canada est entré dans la Première Guerre mondiale. Robert a servi comme capitaine en France avec le 19e bataillon jusqu’à ce qu’il soit touché au visage et au bras par des éclats d’obus d’artillerie. Gravement blessé et épuisé, il a été transféré en Angleterre pour se rétablir.

Il y a rencontré et épousé sa femme, Dorothy, et a continué à servir en Angleterre jusqu’à sa démobilisation à la fin de la guerre.

John, qui était rédacteur, a été le deuxième des frères Adie à s’engager.

Il s’est enrôlé en 1915, un mois avant ses 32 ans. En février 1916, il a été envoyé outre-mer, où il a servi dans la 1st Canadian Motor Machine Gun Brigade, une unité de blindés.

Huit jours avant la fin de la guerre, le lieutenant John Adie est mort des suites de blessures par balle. Il avait 35 ans.

Allan a été le troisième des frères Adie à s’engager, en juillet 1916, à l’âge de 20 ans.

Envoyé en Europe en novembre 1916, il a servi comme artilleur dans la 8e brigade de l’artillerie de campagne du Canada. Un an plus tard, Allan a été tué au combat.

Dans son testament, il a partagé sa succession entre ses sœurs, Mable et Jane, ses nièces et ses neveux, et sa mère, Frances.

Archie a été le dernier des frères Adie à s’engager, à l’âge de 25 ans.

Il s’est enrôlé le 11 avril 1917 et a servi comme soldat d’infanterie dans le 18e bataillon.

Le soldat Adie est mort le 10 avril 1918 des suites de blessures par balle à l’abdomen et au visage. Il portait l’uniforme depuis un an moins un jour au moment de sa mort.

La famille Adie a fait un sacrifice inimaginable à l’effort de guerre.

Au début de la guerre, John et Frances Adie avaient sept enfants : cinq garçons – James, John, Robert, Archie et Allan – et deux filles, Mable et Jane. Quatre d’entre eux ont servi pendant la guerre. Trois ont été tués.

La famille Adie a affiché son drapeau de service à la fenêtre pour que les voisins sachent que quatre de ses membres servaient outre-mer.

Pour certains Canadiens et certaines Canadiennes, les drapeaux étaient aussi un moyen d’indiquer la mort de quelqu’un. Elles peignaient une feuille d’érable d’une couleur différente lorsque la personne qu’elle représentait était tuée.

  

Les Adie n’ont pas fait ça quand Allan, Archie puis John ont été tués.

Au Canada, les drapeaux de service des mères ont été fièrement arborés aux fenêtres pendant les deux guerres mondiales. Les drapeaux communiquaient aux voisins quelque chose sur la famille et sa contribution à l’effort de guerre par le service militaire. Ils étaient également un symbole tangible de la peine, du chagrin et du sacrifice.

Aujourd’hui, les gens mettent encore des affiches ou des pancartes chez eux pour montrer leur soutien, exprimer des idées et souligner des événements qui sont importants pour eux.