À partir du 1er décembre, une preuve de vaccination pour toutes personnes âgées de 12 ans et plus sera exigée pour accéder aux expositions et à tous les espaces publics du Musée, ce qui inclut la participation aux évènements spéciaux.

Preuves acceptées : passeport vaccinal ou preuve de vaccination (électronique ou imprimée), avec une pièce d’identité spécifiant nom et date de naissance.

Main Menu

Transcription : La poupée Izzy

Le Musée canadien de la guerre conserve des millions d’objets dans la collection nationale. Chacun d’eux raconte une histoire. Découvrons l’histoire de l’un des artéfacts les plus aimés du Musée : la poupée Izzy.

Mesurant une quinzaine de centimètres, la poupée Izzy est un artéfact de « format de poche ». Pourquoi le Musée possède-t-il autant d’exemplaires de cette poupée dans la collection nationale? Elle est le parfait exemple d’un objet d’apparence ordinaire, mais porteur d’une histoire extraordinaire.  Examinons-la de plus près.

Commençons par une question très simple : Pourquoi la poupée s’appelle-t-elle Izzy?

Son histoire commence dans les années 1990, lorsque le caporal-chef Mark Isfeld du 1er régiment du génie de combat servait dans une mission de maintien de la paix des Nations Unies en Croatie. Pendant son service, Mark Isfeld a été touché par les scènes de souffrance dont il avait été témoin, surtout parmi les enfants. Il avait remarqué que, souvent, les petits n’avaient ni jouets ni articles personnels, car leurs familles avaient fui le danger. Cette triste constatation l’a incité à demander à sa mère, Carol Isfeld, de tricoter des poupées assez petites pour entrer dans ses poches, qu’il pourrait offrir aux enfants afin de les apaiser et de leur apporter un peu de réconfort.

Le caporal-chef Isfeld a été tué lors d’une opération de déminage en Croatie, le 21 juin 1994. Après sa mort, ses camarades ont demandé à sa mère si elle pouvait continuer de tricoter des poupées pour qu’ils puissent en distribuer à leur tour. Ces poupées ont été nommées « Izzy » en l’honneur de Mark Isfeld. Sur chacune d’elles, une étiquette porte le texte suivant, en anglais :   « POUPÉE IZZY faite pour toi avec amour et en mémoire de Mark Isfeld, tué à Kakma, en Croatie, le 21 juin 1994, pendant qu’il retirait des mines terrestres avec le 1er régiment du génie de combat, Force de protection des Nations Unies. » 

Ce qui avait commencé avec Carol Isfeld et quelques amies a rapidement pris de l’envergure quand des gens de partout au pays ont uni leurs efforts aux leurs. Le patron de tricot est maintenant en ligne et des volontaires de toutes les régions peuvent faire ces poupées et les envoyer aux troupes canadiennes déployées dans le monde entier.

L’apparence des poupées a évolué au cours des dernières décennies. Il y avait deux modèles au départ : une poupée garçon, portant le béret bleu des gardiens de la paix de l’ONU, et une poupée fillette, avec des tresses et un chapeau souple. Offertes désormais dans de nombreuses versions et couleurs différentes, les poupées reflètent la diversité des enfants qui la reçoivent en cadeau.

Le réseau de la poupée Izzy, qui comprend de nombreux groupes et organismes de bienfaisance canadiens, continue de s’élargir : à ce jour, plus de 1,3 million de poupées ont été distribuées aux enfants dans le monde entier.

Le précieux legs du défunt caporal-chef Mark « Izzy » Isfeld est toujours vivant 30 ans après le cadeau d’une toute première poupée. Cet acte commémoratif personnel rayonne aujourd’hui partout dans le monde.