À partir du 1er décembre, une preuve de vaccination pour toutes personnes âgées de 12 ans et plus sera exigée pour accéder aux expositions et à tous les espaces publics du Musée, ce qui inclut la participation aux évènements spéciaux.

Preuves acceptées : passeport vaccinal ou preuve de vaccination (électronique ou imprimée), avec une pièce d’identité spécifiant nom et date de naissance.

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Transcription : La pierre tombale du Soldat inconnu

Le Musée canadien de la guerre conserve des millions d’objets dans la collection nationale. Chacun d’eux raconte une histoire. Découvrons l’histoire d’un des artéfacts les plus importants du Musée : la pierre tombale du Soldat inconnu.

Voici la pierre tombale du Soldat inconnu du Canada. On peut y lire, en anglais : « Un soldat de la Grande Guerre — Un régiment canadien — Connu de Dieu seul. »

Pour comprendre l’importance de cet artéfact, il faut remonter dans le temps, jusqu’à la Première Guerre mondiale.

Qui était le soldat inconnu? Il était l’un des 650 000 Canadiens qui se sont enrôlés durant la Première Guerre mondiale. On ignore ce qui l’a incité à s’enrôler. Peut-être était-il animé par le désir patriotique de servir son pays, ou encore par le besoin bien concret de trouver un emploi? Peut-être a-t-il ressenti une pression de la part de ses amis ou de sa famille pour s’engager, ou encore voulait-il partir à l’aventure?

Après un examen médical, il a été envoyé à l’étranger. Il a certainement laissé des gens qu’il aimait. Des parents? Des amis? Des frères et sœurs? Une épouse ou une petite amie? On n’en sait rien.

À un certain moment, ce soldat a servi en France, près de la crête de Vimy. Il s’est trouvé sur le champ de bataille et il a été tué. Et personne n’a pu identifier son corps.

On a enterré le soldat dans le cimetière britannique de Cabaret-Rouge, à Souchez, en France — plus précisément à la parcelle 8 de la rangée E, dans la tombe no 7. Son lieu de sépulture était marqué par cette pierre tombale. Près de 20 000 hommes parmi les 66 000 Canadiens morts au combat durant la Première Guerre mondiale n’ont pas de tombe connue.

À compter de 1920, un seul Soldat inconnu à Londres, en Angleterre, représentait les morts de la guerre non identifiés du Canada et d’autres pays du Commonwealth. En 1993, l’Australie a souligné le 75e anniversaire de la fin de la Première Guerre mondiale, notamment par le rapatriement des restes de son propre Soldat inconnu. Le Canada a suivi son exemple en 2000, à la suggestion de la Légion royale canadienne et d’autres groupes.

Le Soldat inconnu du Canada a été sélectionné parmi 6 846 Canadiens enterrés en tant que « soldats inconnus » : leurs corps ont été retrouvés, mais leur identité n’a pu être confirmée. Le corps de ce soldat canadien a été exhumé et envoyé au Canada. Le 28 mai 2000, on l’a inhumé de nouveau, avec tous les honneurs militaires, dans un sarcophage en granite au Mémorial commémoratif de guerre du Canada, à Ottawa. 

Devant une foule de 20 000 personnes, la gouverneure générale Adrienne Clarkson a expliqué ce que signifiait la cérémonie : « En rendant hommage aujourd’hui à ce soldat inconnu […], nous disons que, parce que nous ne le connaissons pas et ne savons pas ce qu’il aurait pu devenir, il est devenu plus qu’une dépouille, plus qu’une seule tombe. Il s’est transformé en idéal, en symbole de tout sacrifice. Il est tous les soldats de toutes nos guerres. »

La pierre tombale originale du Soldat inconnu du Canada se trouve au Musée canadien de la guerre depuis son ouverture, en 2005. Elle y occupe une place d’honneur, intégrée à l’architecture du bâtiment. Chaque année, le jour du Souvenir, le 11 novembre, à 11 heures, un faisceau de lumière traverse la fenêtre qui se trouve au-dessus de la pierre tombale pour l’encadrer parfaitement.

Cette pierre tombale représente plus que l’homme dont elle a longtemps marqué le lieu de repos : elle symbolise le sacrifice de chacun et de chacune des militaires du Canada, de toutes les générations, passées et à venir.