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Soldats canadiens faits prisonniers par les Allemands à Dieppe. - AN19900076-952
Soldats canadiens faits prisonniers par les Allemands à Dieppe.

Dieppe, le 19 août 1942

Cinq mille hommes de la 2e Division d'infanterie canadienne ainsi que mille soldats britanniques, dont plusieurs commandos, attaquèrent le port français de Dieppe, sur la Manche, en août 1942. Commandées par le major-général J. M. Roberts, les troupes étaient soutenues par des navires de la Royal Navy et des avions de la RAF et de l' ARC. L'objectif était de réussir un raid par voie maritime contre l'Europe occupée par les Allemands, puis de tenir brièvement Dieppe.

Les résultats furent catastrophiques : les défenses allemandes étaient en alerte. Le principal débarquement canadien sur la plage de Dieppe et les attaques de flanc à Puys et à Pourville n'atteignirent pas leurs objectifs. Seuls les commandos remportèrent quelques succès.

Après neuf heures de combat à terre, les troupes se retirèrent. Plus de mille hommes étaient morts et deux mille furent faits prisonniers par les Allemands. Il s'agit de plus de prisonniers que ce qu'a perdu l'ensemble de l'armée canadienne dans les campagnes du Nord-Ouest de l'Europe ou d'Italie. La Royal Hamilton Light Infantry, en grande partie constituée de soldats de la région de Hamilton, avait envoyé 582 hommes au combat. De ce nombre, 197 furent tués ou moururent en prison et 175 furent faits prisonniers de guerre. Bon nombre de prisonniers et de ceux qui revinrent en Angleterre avaient été blessés. Deux Canadiens reçurent la Croix de Victoria pour leur bravoure durant cette opération.

C'est au-dessus du lieu du débarquement que la RAF livra, en un seul jour, ses combats aériens les plus âpres de toute la guerre. Les Alliés perdirent 106 avions, dont treize appareils et dix pilotes de l'ARC, et les Allemands 48.

Cet échec fut le résultat d'un plan mal conçu et trop complexe, d'un appui-feu insuffisant de la part de l'aviation et de l'artillerie et de la formation inadéquate des troupes pour leur baptême du feu. Néanmoins, de cet échec on tira des leçons qui servirent pour les débarquements amphibies ultérieurs en Méditerranée et en Normandie.

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