{"id":498,"date":"2014-07-21T18:12:52","date_gmt":"2014-07-21T18:12:52","guid":{"rendered":"https:\/\/www.museedelaguerre.ca\/premiere-guerre-mondial\/?page_id=498"},"modified":"2015-03-30T13:30:27","modified_gmt":"2015-03-30T13:30:27","slug":"lord-beaverbrook","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/www.museedelaguerre.ca\/premiereguerremondiale\/histoire\/apres-la-guerre\/histoire\/lord-beaverbrook\/","title":{"rendered":"Lord Beaverbrook"},"content":{"rendered":"<p class=\"excerpt\">Lord Beaverbrook, un millionnaire canadien expatri\u00e9, employa des artistes, des photographes et des cin\u00e9astes pour illustrer la guerre pour les g\u00e9n\u00e9rations futures.<\/p>\n<h2>Lord Beaverbrook<\/h2>\n<p>Max Aitken avait gagn\u00e9 des millions de dollars au Canada au tournant du si\u00e8cle gr\u00e2ce \u00e0 l&rsquo;achat, \u00e0 la fusion et \u00e0 la vente de compagnies. Entrepreneur habile aux ennemis puissants, il quitta le Canada en 1910 pour la Grande-Bretagne, o\u00f9 il ne tarda pas \u00e0 \u00eatre anobli et \u00e9lu d\u00e9put\u00e9, et o\u00f9 il commen\u00e7a \u00e0 acheter des journaux. On lui conf\u00e9ra le titre de pair \u00e0 la fin de 1915 et il choisit le titre de lord Beaverbrook.<\/p>\n<p>Beaverbrook fut une force importante au sein des conservateurs de Grande-Bretagne, mais quand la guerre \u00e9clata en ao\u00fbt 1914 il ne fut pas invit\u00e9 \u00e0 entrer dans le cabinet de guerre. Se cherchant une fonction, il se tourna vers le Canada, faisant appel \u00e0 son ami Sam Hughes, le ministre de la Milice et de la D\u00e9fense. Hughes fit de Beaverbrook son \u00ab\u00a0t\u00e9moin oculaire\u00a0\u00bb outre-mer, avec pour mandat de transmettre au pays des renseignements sur la guerre. Beaverbrook \u00e9largit son r\u00f4le pour devenir historien et publicitaire pour les forces canadiennes. Il \u00e9crivit dans les journaux des reportages dignes d&rsquo;\u00e9loges sur les Canadiens au combat, soulignant leur caract\u00e8re distinctif par rapport aux soldats britanniques. Ces reportages furent suivis d&rsquo;histoires contemporaines, d&rsquo;un journal semi-officiel et d&rsquo;une s\u00e9rie de publications comm\u00e9moratives additionnelles.<\/p>\n<p>Au d\u00e9but de 1918, Beaverbrook cr\u00e9a le Bureau canadien des archives de guerre avec son propre argent. Le BCAG fit la publicit\u00e9 du r\u00f4le des Canadiens et r\u00e9unit et cr\u00e9a des archives pour documenter la guerre.<\/p>\n<h2>Des archives de guerre officielles<\/h2>\n<p>En d\u00e9pit de son influence, Beaverbrook eut de la difficult\u00e9 \u00e0 convaincre le minist\u00e8re de la Guerre de l&rsquo;importance de documenter la guerre. Le minist\u00e8re de la Guerre appr\u00e9hendait la r\u00e9v\u00e9lation de secrets militaires \u00e0 l&rsquo;ennemi et la perte du contr\u00f4le de l&rsquo;information venant du front. Beaverbrook fut emp\u00each\u00e9 au d\u00e9but de 1916 de faire venir photographes, cin\u00e9astes et artistes de guerre au front, mais il refusa tout compromis et sollicita finalement l&rsquo;aide de politiciens canadiens et britanniques. \u00c0 l&rsquo;\u00e9t\u00e9 1916, il obtint gain de cause.<\/p>\n<p>Certains soldats avaient apport\u00e9 de petits appareils-photo dans les tranch\u00e9es au d\u00e9but de la guerre, mais en mars 1915 un ordre du haut commandement britannique interdit au personnel de poss\u00e9der des appareils-photo personnels dans les tranch\u00e9es de peur de livrer des renseignements pr\u00e9cieux \u00e0 l&rsquo;ennemi. Sa mise en vigueur eut pour r\u00e9sultat de rendre exclusives quelques photos ill\u00e9gales pour repr\u00e9senter le front du d\u00e9but du conflit jusqu&rsquo;au moment o\u00f9 les photographes officiels arriv\u00e8rent \u00e0 l&rsquo;\u00e9t\u00e9 1916. Apr\u00e8s cela, des photographes officiels immortalis\u00e8rent les Canadiens sur la ligne de front et derri\u00e8re. Des cin\u00e9astes se joignirent \u00e0 eux sur le champ de bataille \u00e0 temps pour filmer les Canadiens dans la Somme. Les photos et les s\u00e9quences film\u00e9es \u00e9taient \u00e9tonnamment bonnes, mais il \u00e9tait toujours difficile de saisir les soldats au combat, car la fum\u00e9e, la poussi\u00e8re, les explosions, la faiblesse de la lumi\u00e8re, la grosseur de l&rsquo;\u00e9quipement et les tirs ennemis ne contribuaient gu\u00e8re \u00e0 la qualit\u00e9 des photos ou des films. Mais les photographes et les cin\u00e9astes ne se d\u00e9courag\u00e8rent pas et prirent 7900 photos et tourn\u00e8rent des milliers de pieds de pellicule.<\/p>\n<h2>Le Fonds de souvenirs de guerre<\/h2>\n<p>Beaverbrook cr\u00e9a \u00e9galement le Fonds de souvenirs de guerre canadiens en 1916 pour commander \u00e0 des artistes de guerre officiels des \u0153uvres repr\u00e9sentant l&rsquo;effort de guerre canadien. Le programme d&rsquo;art militaire officiel en viendrait \u00e0 employer pr\u00e8s de 120 artistes, pour la plupart britanniques ou canadiens, qui cr\u00e9\u00e8rent pr\u00e8s de 1000 \u0153uvres d&rsquo;art. Un bon nombre de peintres \u00e9taient canadiens, dont les futurs membres du Groupe des Sept A.Y. Jackson, Frederick Varley et Arthur Lismer. Les \u0153uvres repr\u00e9sentaient en g\u00e9n\u00e9ral les forces combattantes et la g\u00e9ographie outre-mer, mais d&rsquo;importants artistes tels que Mable May et Manly MacDonald peignirent des femmes dans des usines et des champs au Canada.<\/p>\n<h2>Legs<\/h2>\n<p>Les programmes de Beaverbrook laiss\u00e8rent un \u00e9mouvant legs visuel de la guerre quand ses photos, ses films et son art militaire retourn\u00e8rent \u00e0 Ottawa. Il fut possible d&rsquo;acheter des copies des photos jusqu&rsquo;au milieu des ann\u00e9es 1920, avant qu&rsquo;elles ne soient transf\u00e9r\u00e9es aux Archives publiques du Canada (maintenant Biblioth\u00e8que et Archives Canada). La collection de films disparut pendant des ann\u00e9es et ne fut retrouv\u00e9e que pendant les ann\u00e9es 1930, quand elle servit \u00e0 produire un film de guerre officiel,\u00a0<i>Lest We Forget<\/i>\u00a0(1935). Elle fut plus tard transf\u00e9r\u00e9e \u00e0 l&rsquo;Office national du film et aux Archives publiques du Canada, mais une grande partie fut d\u00e9truite dans un incendie pendant les ann\u00e9es 1960.<\/p>\n<p>Les \u0153uvres d&rsquo;art militaire eurent une existence aussi tumultueuse. Beaverbrook avait esp\u00e9r\u00e9 que la collection soit abrit\u00e9e dans un nouveau mus\u00e9e national de la guerre, mais les gouvernements successifs refus\u00e8rent d&rsquo;y consacrer des fonds. Les \u0153uvres languirent dans les sous-sols et les chambres fortes de la Galerie nationale (l&rsquo;actuel Mus\u00e9e des beaux-arts du Canada), rarement vues par les Canadiens. Au d\u00e9but des ann\u00e9es 1970, la plupart furent transf\u00e9r\u00e9es au Mus\u00e9e canadien de la guerre, qui avait rouvert ses portes en 1942. Ces derni\u00e8res ann\u00e9es, des centaines d&rsquo;\u0153uvres ont \u00e9t\u00e9 restaur\u00e9es ou pr\u00e9sent\u00e9es dans des expositions permanentes et itin\u00e9rantes, ou pr\u00eat\u00e9es \u00e0 des \u00e9tablissements \u00e0 travers le Canada.<\/p>\n<h3>Poursuivez votre exploration avec ces sujets :<\/h3>\n<ul class=\"related\">\n<li><a href=\"\/premiereguerremondiale\/histoire\/la-vie-au-pays-pendant-la-guerre\/le-front-interieur\/intervention-gouvernementale\/\">Intervention gouvernementale<\/a><\/li>\n<li><a href=\"\/premiereguerremondiale\/histoire\/la-vie-au-front\/la-culture-des-tranchees\/journaux-des-tranchees\/\">Journaux des tranch\u00e9es<\/a><\/li>\n<li><a href=\"\/premiereguerremondiale\/histoire\/la-vie-au-front\/les-conditions-dans-les-tranchees\/garder-le-moral\/\">Garder le moral<\/a><\/li>\n<\/ul>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Lord Beaverbrook, un millionnaire canadien expatri\u00e9, employa des artistes, des photographes et des cin\u00e9astes pour illustrer la guerre pour les g\u00e9n\u00e9rations futures. 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