{"id":478,"date":"2014-07-21T15:41:07","date_gmt":"2014-07-21T15:41:07","guid":{"rendered":"https:\/\/www.museedelaguerre.ca\/premiere-guerre-mondial\/?page_id=478"},"modified":"2014-08-15T19:06:24","modified_gmt":"2014-08-15T19:06:24","slug":"reinsertion-dans-la-vie-civile","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/www.museedelaguerre.ca\/premiereguerremondiale\/histoire\/apres-la-guerre\/les-anciens-combattants\/reinsertion-dans-la-vie-civile\/","title":{"rendered":"R\u00e9insertion dans la vie civile"},"content":{"rendered":"<p class=\"excerpt\">La transition de la vie militaire \u00e0 la vie civile fut souvent difficile pour des hommes et des femmes qui \u00e9taient au loin depuis des ann\u00e9es. Les soldats faisaient pression pour obtenir de plus grands avantages financiers et des formes de reconnaissance tout en s&rsquo;adaptant \u00e0 la vie civile. Les gouvernements cherchaient \u00e0 demeurer solvables tout en traitant les anciens combattants de mani\u00e8re convenable. Les troubles sociaux et \u00e9conomiques de l&rsquo;apr\u00e8s-guerre nuirent aux uns comme aux autres.<\/p>\n<h2>On doit quelque chose?<\/h2>\n<p>La propagande du temps de guerre avait promis aux anciens combattants un \u00ab\u00a0pays digne des h\u00e9ros\u00a0\u00bb, mais la fragile \u00e9conomie canadienne peinait \u00e0 soutenir des centaines de milliers de soldats d\u00e9mobilis\u00e9s. Certains anciens combattants retrouv\u00e8rent leur emploi d&rsquo;avant-guerre, qui leur avaient souvent \u00e9t\u00e9 gard\u00e9s par des employeurs patriotes, mais d&rsquo;autres tir\u00e8rent le diable par la queue, les industries orient\u00e9es vers la production militaire r\u00e9duisant leur main-d&rsquo;\u0153uvre ou fermant leurs portes. Le minist\u00e8re f\u00e9d\u00e9ral du R\u00e9tablissement civil des soldats, fond\u00e9 en 1918, assura une formation professionnelle ainsi que des traitements m\u00e9dicaux, mais un ralentissement \u00e9conomique en 1919-1920 laissa de nombreux anciens combattants sans travail, \u00e0 l&rsquo;instar de 200\u00a0000 autres Canadiens.<\/p>\n<p>Le Canada cr\u00e9a un r\u00e9gime de pensions et de prestations progressiste mais complexe, auquel tous les anciens combattants n&rsquo;\u00e9taient pas \u00e9galement admissibles. Ceux qui souffraient d&rsquo;avoir \u00e9t\u00e9 intoxiqu\u00e9s par des gaz, de maladies chroniques ou de traumatisme mental, par exemple, avaient souvent de la difficult\u00e9 \u00e0 convaincre les juges-arbitres pour les pensions que leurs sympt\u00f4mes \u00e9taient attribuables \u00e0 la guerre, le pr\u00e9alable pour qu&rsquo;on fasse droit \u00e0 une demande. Il \u00e9tait difficile de rejeter les demandes de soldats priv\u00e9s de bras, de jambes et d&rsquo;yeux, mais ceux qui souffraient de maladies, de maux d\u00e9bilitants ou de troubles psychologiques faisaient face \u00e0 davantage de scepticisme et leurs demandes \u00e9taient plus souvent rejet\u00e9es.<\/p>\n<h2>Le combat des anciens combattants<\/h2>\n<p>Nombre d&rsquo;anciens combattants croyaient que le gouvernement devait faire davantage. Certains se joignirent aux luttes syndicales qui balay\u00e8rent le pays en 1919, dont la violente gr\u00e8ve g\u00e9n\u00e9rale de Winnipeg. Ils furent des milliers \u00e0 s&rsquo;unir dans des organisations telles que la Great War Veterans Association pour exercer une plus grande influence au sein de la soci\u00e9t\u00e9 canadienne. Une de leurs exigences principales \u00e9tait une gratification de 2000\u00a0$ pour chaque ancien combattant pour les revenus perdus au cours de leurs ann\u00e9es de service en temps de guerre. Cette demande fut faite par de nombreuses organisations d&rsquo;anciens combattants, mais divers gouvernements successifs la rejet\u00e8rent, la jugeant trop co\u00fbteuse pour une soci\u00e9t\u00e9 cribl\u00e9e de dettes.<\/p>\n<p>Les anciens combattants et leurs partisans contribu\u00e8rent \u00e0 consolider le r\u00e9gime de prestations d&rsquo;apr\u00e8s-guerre d&rsquo;Ottawa et \u00e0 l&rsquo;\u00e9tendre, mais, pour la plupart des soldats de retour, les plaidoyers politiques \u00e9taient un aspect relativement mineur de la p\u00e9riode de rapatriement. Ils renouaient avec les leurs et reconstruisaient leur vie civile, ayant souvent besoin de nouveaux programmes f\u00e9d\u00e9raux pour ce faire.<\/p>\n<h3>Poursuivez votre exploration avec ces sujets :<\/h3>\n<ul class=\"related\">\n<li><a href=\"\/premiereguerremondiale\/histoire\/la-vie-au-pays-pendant-la-guerre\/leconomie-de-guerre\/finances-et-production-de-guerre\/\">Finances et production de guerre<\/a><\/li>\n<li><a href=\"\/premiereguerremondiale\/histoire\/la-vie-au-pays-pendant-la-guerre\/le-front-interieur\/intervention-gouvernementale\/\">Intervention gouvernementale<\/a><\/li>\n<li><a href=\"\/premiereguerremondiale\/histoire\/la-vie-au-front\/les-conditions-dans-les-tranchees\/traumatismes-dus-aux-bombardements\/\">Traumatismes dus aux bombardements<\/a><\/li>\n<\/ul>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La transition de la vie militaire \u00e0 la vie civile fut souvent difficile pour des hommes et des femmes qui \u00e9taient au loin depuis des ann\u00e9es. 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