{"id":421,"date":"2014-07-18T21:20:55","date_gmt":"2014-07-18T21:20:55","guid":{"rendered":"https:\/\/www.museedelaguerre.ca\/premiere-guerre-mondial\/?page_id=421"},"modified":"2015-03-27T19:46:31","modified_gmt":"2015-03-27T19:46:31","slug":"tommy-canuck-le-fantassin","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/www.museedelaguerre.ca\/premiereguerremondiale\/histoire\/les-gens\/en-uniforme\/tommy-canuck-le-fantassin\/","title":{"rendered":"Tommy Canuck : le fantassin"},"content":{"rendered":"<p class=\"excerpt\">La majorit\u00e9 des militaires canadiens envoy\u00e9s outre-mer \u00e9taient des soldats civils, pour la plupart volontaires.<\/p>\n<h2>L&rsquo;arm\u00e9e canadienne, des troupes britanniques?<\/h2>\n<p>Dans les toutes premi\u00e8res ann\u00e9es de la guerre, la plupart des soldats canadiens n&rsquo;\u00e9taient pas n\u00e9s au Canada. Le premier contingent envoy\u00e9 outre-mer \u00e0 la fin de 1914 \u00e9tait constitu\u00e9 \u00e0 70 pour cent de soldats originaires du Royaume-Uni. Cet \u00e9tat de choses \u00e9tait d\u00fb \u00e0 l&rsquo;arriv\u00e9e d&rsquo;immigrants en provenance des \u00eeles Britanniques avant la guerre ainsi qu&rsquo;aux liens patriotiques existant entre les nouveaux arrivants et leur m\u00e8re-patrie, mais c&rsquo;\u00e9tait n\u00e9anmoins un pourcentage \u00e9lev\u00e9. Dans le premier contingent australien, par exemple, 73 pour cent des soldats \u00e9taient n\u00e9s en Australie. \u00c0 la fin de la guerre, malgr\u00e9 le service obligatoire impos\u00e9 par la Loi du Service Militaire, seulement 51\u00a0pour cent\u00a0des soldats du Corps exp\u00e9ditionnaire canadien (CEC) \u00e9taient n\u00e9s au Canada, comparativement \u00e0 84 pour cent pour l&rsquo;Australie.<\/p>\n<h2>Une arm\u00e9e constitu\u00e9e de soldats de toutes les r\u00e9gions du pays<\/h2>\n<p>Les soldats qui formaient le Corps exp\u00e9ditionnaire canadien \u00e9taient originaires de toutes les r\u00e9gions du pays. Davantage de Canadiens habitaient dans les r\u00e9gions rurales que dans les villes, mais il n&rsquo;est pas certain que cet \u00e9cart se refl\u00e9tait dans le CEC. La plupart des unit\u00e9s \u00e9taient en fait recrut\u00e9es dans les centres urbains, o\u00f9 les efforts de recrutement \u00e9taient surtout centr\u00e9s, et les ventilations statistiques par province n&rsquo;indiquent que le lieu d&rsquo;enr\u00f4lement et non le lieu de naissance. Si une recrue des Maritimes s&rsquo;enr\u00f4lait \u00e0 Winnipeg, elle \u00e9tait inscrite comme venant de l&rsquo;Ouest. Malgr\u00e9 tout, il est clair que l&rsquo;Ontario et l&rsquo;Ouest fournirent le plus grand nombre de soldats alors que les Qu\u00e9b\u00e9cois et les habitants des Maritimes s&rsquo;enr\u00f4l\u00e8rent proportionnellement en moins grand nombre. Cela peut \u00eatre d\u00fb \u00e0 plusieurs facteurs\u00a0:<\/p>\n<ul>\n<li>la proportion plus \u00e9lev\u00e9e d&rsquo;immigrants r\u00e9cents originaires de Grande-Bretagne dans l&rsquo;Ouest, surtout comparativement aux Maritimes;<\/li>\n<li>le lien \u00e9troit existant entre de nombreuses parties de l&rsquo;Ontario et la Grande-Bretagne;<\/li>\n<li>des liens culturels et linguistiques moins officiels entre le Qu\u00e9bec et la Grande-Bretagne;<\/li>\n<li>la difficult\u00e9 pour des francophones de servir dans une arm\u00e9e anglophone;<\/li>\n<li>le faible appui \u00e0 la guerre des \u00e9lites sociales et politiques qu\u00e9b\u00e9coises, sauf \u00e0 Montr\u00e9al.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Sur pr\u00e8s de 620 000 Canadiens qui s&rsquo;enr\u00f4l\u00e8rent volontairement ou furent conscrits, environ 424 000 servirent outre-mer dans le Corps exp\u00e9ditionnaire canadien.<\/p>\n<h2>Histoire sociale du soldat<\/h2>\n<p>La plupart des soldats canadiens avaient entre 18 et 45 ans, comme l&rsquo;exigeait la loi, mais des milliers d&rsquo;autres \u00e9taient plus jeunes ou plus \u00e2g\u00e9s, ayant menti sur leur date de naissance pour s&rsquo;enr\u00f4ler. Le membre le plus \u00e2g\u00e9 du CEC avait 80 ans et le plus jeune dix ans. La moyenne d&rsquo;\u00e2ge du soldat canadien \u00e9tait de 26 ans.<\/p>\n<p>Quatre-vingt pour cent des soldats du CEC \u00e9taient c\u00e9libataires. La plupart des recrues savaient lire et \u00e9crire, mais n&rsquo;avaient pas, en moyenne, d\u00e9pass\u00e9 la sixi\u00e8me ann\u00e9e, ce qui \u00e9tait habituel dans la soci\u00e9t\u00e9 canadienne de l&rsquo;\u00e9poque. Ils emmenaient avec eux outre-mer une solide culture de musique et de chant qui leur venait de leurs coutumes sociales, de leur \u00e9ducation et de la religion. Le CEC \u00e9tait une arm\u00e9e compos\u00e9e de croyants et la plupart des soldats lors de leur enr\u00f4lement indiquaient leur religion sur leur feuille d&rsquo;engagement.<\/p>\n<ul>\n<li>Anglicans : 31,9 pour cent<\/li>\n<li>Catholiques : 22,9 pour cent<\/li>\n<li>Presbyt\u00e9riens : 21,1 pour cent<\/li>\n<li>M\u00e9thodistes : 13,6 pour cent<\/li>\n<\/ul>\n<h2>La r\u00e9putation des Canadiens<\/h2>\n<p>Le romantisme patriotique, \u00e9tay\u00e9 par la propagande officielle, avait forg\u00e9 aux Canadiens la r\u00e9putation d&rsquo;une arm\u00e9e de b\u00fbcherons redoutables, de voyageurs ou de cow-boys, mais la plupart avant la guerre \u00e9taient des ouvriers, des cols blancs ou des agriculteurs. N\u00e9anmoins, les Canadiens s&rsquo;enorgueillissaient de leurs diff\u00e9rences avec les troupes britanniques, m\u00eame &#8211; ou peut-\u00eatre particuli\u00e8rement &#8211; de leur tendance av\u00e9r\u00e9e \u00e0 l&rsquo;indiscipline. Les soldats du premier contingent, surtout, \u00e9taient r\u00e9put\u00e9s repousser les fronti\u00e8res du comportement militaire convenable, appelant les officiers par leur pr\u00e9nom ou refusant de saluer. En 1917, les commandants sup\u00e9rieurs, y compris sir Douglas Haig, reconnurent que les Canadiens \u00e9taient une force militaire efficace, mais leur r\u00e9putation soigneusement cultiv\u00e9e d&rsquo;agit\u00e9s, de bagarreurs et de soldats indiff\u00e9rents \u00e0 l&rsquo;\u00e9tiquette militaire les suivit pendant toute la guerre.<\/p>\n<p>Les Canadiens ne prisaient gu\u00e8re d&rsquo;\u00eatre pris pour d&rsquo;autres imp\u00e9riaux. Ils appr\u00e9ciaient se faire appeler \u00ab\u00a0Canada\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0Canuck\u00a0\u00bb ou tout simplement \u00ab\u00a0Tommy\u00a0\u00bb par les troupes alli\u00e9es ou les civils, et ils amen\u00e8rent avec eux outre-mer beaucoup des chansons, des expressions et des comportements qui leur tenaient \u00e0 c\u0153ur au Canada. Alors que les Canadiens portaient des uniformes et \u00e9taient \u00e9quip\u00e9s d&rsquo;armes semblables \u00e0 ceux des Britanniques, ils portaient des insignes de calot distinctifs indiquant leur unit\u00e9 ainsi qu&rsquo;un galon sur l&rsquo;\u00e9paule sur lequel \u00e9trait inscrit \u00ab\u00a0CANADA\u00a0\u00bb.<\/p>\n<h3>suivez votre exploration avec ces sujets :<\/h3>\n<ul class=\"related\">\n<li><a href=\"\/premiereguerremondiale\/histoire\/lentree-en-guerre\/le-canada-entre-en-guerre\/les-canadiens-sont-envoyes-outre-mer\/\">Les Canadiens sont envoy\u00e9s outre-mer<\/a><\/li>\n<li><a href=\"\/premiereguerremondiale\/histoire\/batailles-et-combats\/batailles-terrestres\/arras-et-le-canal-du-nord-1918\/\">Arras et le Canal-du-Nord, 1918<\/a><\/li>\n<li><a href=\"\/premiereguerremondiale\/histoire\/la-vie-au-front\/structure-militaire\/le-corps-expeditionnaire-canadien\/\">Le Corps exp\u00e9ditionnaire canadien<\/a><\/li>\n<\/ul>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La majorit\u00e9 des militaires canadiens envoy\u00e9s outre-mer \u00e9taient des soldats civils, pour la plupart volontaires. 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