{"id":269,"date":"2014-07-17T16:25:40","date_gmt":"2014-07-17T16:25:40","guid":{"rendered":"https:\/\/www.museedelaguerre.ca\/premiere-guerre-mondial\/?page_id=269"},"modified":"2015-03-26T20:34:12","modified_gmt":"2015-03-26T20:34:12","slug":"discipline-et-peines","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/www.museedelaguerre.ca\/premiereguerremondiale\/histoire\/la-vie-au-front\/les-conditions-dans-les-tranchees\/discipline-et-peines\/","title":{"rendered":"Discipline et peines"},"content":{"rendered":"<p class=\"excerpt\">L&rsquo;ob\u00e9issance et l&rsquo;ordre constituaient l&rsquo;\u00e9pine dorsale de tout syst\u00e8me militaire. Le but du droit militaire, contrairement au droit en g\u00e9n\u00e9ral, \u00e9tait d&rsquo;assurer la coh\u00e9sion et la victoire gr\u00e2ce \u00e0 la discipline, et non la justice.<\/p>\n<h2>La cour martiale<\/h2>\n<p>Les auteurs des infractions les plus graves dans l&rsquo;arm\u00e9e \u00e9taient traduits en cour martiale. Les cours martiales de r\u00e9giment et de district jugeaient les d\u00e9lits mineurs alors que les cours martiales g\u00e9n\u00e9rales et les cours martiales g\u00e9n\u00e9rales de campagne \u00e9taient r\u00e9serv\u00e9es aux infractions graves qui pouvaient valoir \u00e0 leurs auteurs la peine de mort.<\/p>\n<p>Un petit groupe d&rsquo;officiers constituait la cour martiale. Un \u00ab\u00a0ami du prisonnier\u00a0\u00bb jouait le r\u00f4le de ce que nous appelons maintenant l&rsquo;avocat de la d\u00e9fense, mais les chances du soldat de s&rsquo;en sortir \u00e9taient minces. Les dossiers de cours martiales qui ont surv\u00e9cu et qui sont d\u00e9tenus par Biblioth\u00e8que et Archives Canada r\u00e9v\u00e8lent que les t\u00e9moignages des soldats accus\u00e9s \u00e9taient rarement longs ou d\u00e9taill\u00e9s et que la cause \u00e9tait jug\u00e9e apr\u00e8s qu&rsquo;on n&rsquo;eut entendu que quelques t\u00e9moins. La grande majorit\u00e9 des soldats accus\u00e9s \u00e9taient d\u00e9clar\u00e9s coupables.<\/p>\n<h2>Peines\u00a0: emprisonnement, amendes, r\u00e9trogradation<\/h2>\n<p>L&rsquo;ivresse \u00e9tait le manquement \u00e0 la discipline le plus courant, alors que la d\u00e9sertion, la l\u00e2chet\u00e9 et l&rsquo;abandon de son poste \u00e9taient des d\u00e9lits plus graves.<\/p>\n<p>Les peines les plus communes \u00e9taient l&#8217;emprisonnement, les amendes et la r\u00e9trogradation. Les commandants imposaient \u00e9galement les peines en campagne n<sup>o<\/sup>\u00a01 et n<sup>o<\/sup>\u00a02. La peine en campagne n<sup>o<\/sup> 1 surnomm\u00e9e la \u00ab\u00a0crucifixion\u00a0\u00bb par les soldats, consistait \u00e0 accomplir divers travaux et \u00e0 \u00eatre attach\u00e9 \u00e0 un poteau ou \u00e0 une roue deux heures par jour. Les soldats consid\u00e9raient la peine n<sup>o<\/sup>\u00a01 comme particuli\u00e8rement d\u00e9gradante. La peine en campagne n<sup>o<\/sup>\u00a02 diff\u00e9rait uniquement en ce que le soldat n&rsquo;\u00e9tait pas attach\u00e9 \u00e0 un objet fixe.<\/p>\n<h2>Peine\u00a0: la mort<\/h2>\n<p>L&rsquo;arm\u00e9e pronon\u00e7a 200 condamnations \u00e0 mort contre des membres du Corps exp\u00e9ditionnaire canadien mais n&rsquo;en confirma que 25. Vingt-deux hommes furent ex\u00e9cut\u00e9s pour d\u00e9sertion, deux pour meurtre et un pour acte de l\u00e2chet\u00e9.<\/p>\n<p>Les soldats condamn\u00e9s passaient la nuit pr\u00e9c\u00e9dant leur ex\u00e9cution avec un aum\u00f4nier militaire. \u00c0 l&rsquo;aube on les conduisait devant un poteau o\u00f9 les attendait un peloton d&rsquo;ex\u00e9cution. On remettait au peloton compos\u00e9 de dix \u00e0 douze soldats \u00e0 la fois des balles r\u00e9elles et des balles \u00e0 blanc afin qu&rsquo;aucun d&rsquo;eux ne sache avec certitude s&rsquo;il \u00e9tait ou non responsable de la mort du condamn\u00e9. Apr\u00e8s l&rsquo;ex\u00e9cution, le nom et les crimes des condamn\u00e9s \u00e9taient publi\u00e9s dans les Ordonnances g\u00e9n\u00e9rales et lus \u00e0 haute voix aux troupes assembl\u00e9es pour servir d&rsquo;exemple \u00e0 tous les soldats des forces britanniques et des dominions.<\/p>\n<h2>R\u00e9habilitation des ex\u00e9cut\u00e9s<\/h2>\n<p>En 2001, le gouvernement du Canada ajouta les noms des soldats ex\u00e9cut\u00e9s pour d\u00e9sertion et l\u00e2chet\u00e9 pendant la guerre dans le Livre du Souvenir sur la Colline du Parlement. En 2006, le parlement britannique accorda un pardon officiel \u00e0 tous les soldats des forces britanniques et des dominions.<\/p>\n<h3>Poursuivez votre exploration avec ces sujets :<\/h3>\n<ul class=\"related\">\n<li><a href=\"\/premiereguerremondiale\/histoire\/apres-la-guerre\/se-souvenir\/les-monuments-commemoratifs-du-canada\/\">Les monuments comm\u00e9moratifs du Canada<\/a><\/li>\n<li><a href=\"\/premiereguerremondiale\/histoire\/la-vie-au-front\/les-conditions-dans-les-tranchees\/garder-le-moral\/\">Garder le moral<\/a><\/li>\n<li><a href=\"\/premiereguerremondiale\/histoire\/les-gens\/en-uniforme\/tommy-canuck-le-fantassin\/\">Tommy Canuck :\u00a0le fantassin<\/a><\/li>\n<\/ul>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L&rsquo;ob\u00e9issance et l&rsquo;ordre constituaient l&rsquo;\u00e9pine dorsale de tout syst\u00e8me militaire. 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