{"id":193,"date":"2014-07-16T20:54:17","date_gmt":"2014-07-16T20:54:17","guid":{"rendered":"https:\/\/www.museedelaguerre.ca\/premiere-guerre-mondial\/?page_id=193"},"modified":"2015-03-26T14:39:05","modified_gmt":"2015-03-26T14:39:05","slug":"chars-et-vehicules-blindes","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/www.museedelaguerre.ca\/premiereguerremondiale\/histoire\/batailles-et-combats\/armes-terrestres\/chars-et-vehicules-blindes\/","title":{"rendered":"Chars et v\u00e9hicules blind\u00e9s"},"content":{"rendered":"<p class=\"excerpt\">Les fils barbel\u00e9s et les mitrailleuses arr\u00eat\u00e8rent de nombreuses attaques alli\u00e9es et caus\u00e8rent de lourdes pertes en 1915 et au d\u00e9but de 1916. Les v\u00e9hicules blind\u00e9s furent un des moyens adopt\u00e9s par les Britanniques pour leur permettre de traverser le no man&rsquo;s land et de faire des br\u00e8ches dans le syt\u00e8me de tranch\u00e9es ennemi.<\/p>\n<h2>Les avantages des d\u00e9fenseurs<\/h2>\n<p>Le d\u00e9fi pos\u00e9 par les tranch\u00e9es \u00e9tait de trouver un moyen de terrasser le d\u00e9fenseur. Ce dernier avait de nombreux avantages :<\/p>\n<ul>\n<li>Les tranch\u00e9es profondes et les abris prot\u00e9geaient de l&rsquo;artillerie;<\/li>\n<li>Les fils barbel\u00e9s ralentissaient ou arr\u00eataient l&rsquo;avance de l&rsquo;infanterie;<\/li>\n<li>Des mitrailleurs et des tireurs prot\u00e9geaient les lignes de front;<\/li>\n<li>Des mortiers et de l&rsquo;artillerie appuyaient la ligne de front en assurant une puissance de feu depuis l&rsquo;arri\u00e8re;<\/li>\n<li>Les troupes pouvaient compter sur des renforts pour amoindrir la force des attaques ou repousser les troupes alli\u00e9es gr\u00e2ce \u00e0 de rapides contre-attaques.<\/li>\n<\/ul>\n<h2>Le tank\u00a0: une arme secr\u00e8te<\/h2>\n<p>Le char d&rsquo;assaut de la Premi\u00e8re Guerre mondiale est le fruit de l&rsquo;int\u00e9r\u00eat port\u00e9 par certains officiers de l&rsquo;arm\u00e9e au jumelage des tracteurs et des chenilles pour permettre de traverser les obstacles que constituaient les tranch\u00e9es ainsi que les barbel\u00e9s. Apr\u00e8s une d\u00e9monstration convainquante sur le terrain en 1915, la Grande-Bretagne mit sur pied un comit\u00e9 secret, le\u00a0<i>Landships Committee<\/i>, charg\u00e9 d&rsquo;\u00e9tudier les possiblit\u00e9s militaires du v\u00e9hicule, consid\u00e9r\u00e9 davantage au d\u00e9part comme un navire de guerre que comme une arme terrestre, d&rsquo;o\u00f9 son nom de \u00ab\u00a0navire terrestre\u00a0\u00bb. L&rsquo;initiative re\u00e7ut le nom de code \u00ab\u00a0<i>tank\u00a0\u00bb<\/i>\u00a0[citerne] du fait que la caisse ressemblait \u00e0 un r\u00e9servoir \u00e0 eau. Les premiers prototypes furent pr\u00eats au d\u00e9but de 1916 et la premi\u00e8re s\u00e9rie de plusieurs dizaines de v\u00e9hicules \u00e9tait en service sur le front au milieu de 1916.<\/p>\n<h2>Premier test au cours de la bataille de la Somme<\/h2>\n<p>Les forces britanniques utilis\u00e8rent pour la premi\u00e8re fois les chars pendant la bataille de la Somme en septembre 1916. Ils eurent un effet d\u00e9vastateur sur le moral des troupes allemandes et s&rsquo;av\u00e9r\u00e8rent efficaces pour traverser les tranch\u00e9es et les enchev\u00eatrements de barbel\u00e9s, mais ne r\u00e9ussirent pas \u00e0 percer les lignes allemandes. On imputa cet \u00e9chec \u00e0 la d\u00e9cision du commandant en chef britannique, sir Douglas Haig, de r\u00e9v\u00e9ler l&rsquo;existence de cette arme secr\u00e8te avant qu&rsquo;un grand nombre de chars ne soit disponible, mais les v\u00e9ritables probl\u00e8mes des chars venaient de leur faible vitesse, de leurs d\u00e9faillances m\u00e9caniques et de leur incapacit\u00e9 \u00e0 traverser des terrains mous ou cribl\u00e9s de crat\u00e8res.<\/p>\n<p>Lors de la bataille de Courcelette, le Corps canadien combattit avec six chars, un septi\u00e8me \u00e9tant gard\u00e9 en r\u00e9serve. Ils \u00e9taient aussi lents qu&rsquo;un soldat \u00e0 pied et facilement arr\u00eat\u00e9s par les tirs d&rsquo;artillerie. En revanche, les chars inspiraient la terreur, \u00e9crasaient les barbel\u00e9s et offraient une importante puissance de feu \u00e0 l&rsquo;infanterie gr\u00e2ce \u00e0 leurs mitrailleuses et \u00e0 leurs pi\u00e8ces d&rsquo;artillerie. Les six chars furent tous mis hors combat pendant l&rsquo;attaque, quatre par des tirs d&rsquo;obus. Un seul atteignit son objectif.<\/p>\n<h2>\u00c9volution du char<\/h2>\n<p>Les chars alli\u00e9s devinrent plus rapides, plus fiables et plus utiles dans les batailles au fil de la guerre, mais ils \u00e9taient loin d&rsquo;\u00eatre une arme pouvant assurer la victoire. De plus, jusqu&rsquo;\u00e0 la fin de la guerre, leur nombre fut limit\u00e9. Seulement huit chars appuy\u00e8rent les Canadiens pendant la bataille de la cr\u00eate de Vimy en avril 1917. \u00c0 Passchendaele, en octobre et novembre 1917, aucun char ne put op\u00e9rer sur le terrain boueux. Il fallut attendre 1917 pour assister \u00e0 la premi\u00e8re attaque remport\u00e9e gr\u00e2ce \u00e0 des chars. En novembre, la troisi\u00e8me arm\u00e9e britannique lan\u00e7a une offensive de chars muscl\u00e9e autour de Cambrai. Elle surprit l&rsquo;ennemi et permit de faire des progr\u00e8s flagrants, mais la plupart des gains furent perdus lors de contre-attaques ennemies au d\u00e9but du mois de d\u00e9cembre.<\/p>\n<p>Les offensives alli\u00e9es de 1918 furent marqu\u00e9es par une meilleure coordination de l&rsquo;utilisation des chars, de l&rsquo;infanterie, de l&rsquo;artillerie et de l&rsquo;aviation. Il y avait \u00e9galement davantage de chars disponibles. Les forces britanniques et fran\u00e7aises en utilis\u00e8rent des centaines au cours d&rsquo;attaques au Hamel et \u00e0 Soissons pendant l&rsquo;\u00e9t\u00e9.<\/p>\n<p>Les nouveaux chars britanniques Mark V et Mark V* pr\u00e9c\u00e9dant un groupe de plus de 600 v\u00e9hicules blind\u00e9s s&rsquo;av\u00e9r\u00e8rent efficaces lors des premiers stades couronn\u00e9s de succ\u00e8s de la bataille d&rsquo;Amiens, en ao\u00fbt 1918. Un tir d&rsquo;artillerie nourri en avait mis beaucoup hors de combat le troisi\u00e8me et le quatri\u00e8me jour de la bataille, et on les utilisa par intermittence pendant les autres batailles de la campagne des Cent Jours. Si la guerre s&rsquo;\u00e9tait poursuivie en 1919, les Alli\u00e9s avaient l&rsquo;intention de lancer une armada de plusieurs milliers de tanks pour briser les lignes ennemies.<\/p>\n<p>Le char n&rsquo;eut pas d&rsquo;effet d\u00e9cisif pendant la guerre, mais il ajoutait une arme importante \u00e0 l&rsquo;arsenal alli\u00e9, particuli\u00e8rement lorsqu&rsquo;il \u00e9tait utilis\u00e9 conjointement avec l&rsquo;artillerie, l&rsquo;infanterie, des mitrailleuses, des mortiers et une puissance a\u00e9rienne tactique.<\/p>\n<h3>Poursuivez votre exploration avec ces sujets :<\/h3>\n<ul class=\"related\">\n<li><a href=\"\/premiereguerremondiale\/histoire\/batailles-et-combats\/batailles-terrestres\/courcelette\/\">Courcelette<\/a><\/li>\n<li><a href=\"\/premiereguerremondiale\/histoire\/les-gens\/generaux\/sir-douglas-haig\/\">Sir Douglas Haig<\/a><\/li>\n<li><a href=\"\/premiereguerremondiale\/histoire\/batailles-et-combats\/la-guerre-sur-terre\/mettre-fin-a-limpasse-dans-les-tranchees\/\">Mettre fin \u00e0 l&rsquo;impasse dans les tranch\u00e9es<\/a><\/li>\n<\/ul>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les fils barbel\u00e9s et les mitrailleuses arr\u00eat\u00e8rent de nombreuses attaques alli\u00e9es et caus\u00e8rent de lourdes pertes en 1915 et au d\u00e9but de 1916. 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