À partir du 1er décembre, une preuve de vaccination pour toutes personnes âgées de 12 ans et plus sera exigée pour accéder aux expositions et à tous les espaces publics du Musée, ce qui inclut la participation aux évènements spéciaux.

Preuves acceptées : passeport vaccinal ou preuve de vaccination (électronique ou imprimée), avec une pièce d’identité spécifiant nom et date de naissance.

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Transcription : La salle du Souvenir

Bienvenue à ce parcours de la visite guidée sur le thème du Souvenir au Musée canadien de la guerre. Je m’appelle Lilian et je suis interprète au Musée.

L’édifice dans lequel nous nous trouvons est un endroit où l’architecture, les artefacts et les expositions s’unissent pour nous aider à comprendre la guerre et son impact sur les Canadiens et les Canadiennes, hier et aujourd’hui. C’est un endroit où nous venons pour nous souvenir.

Le Musée de la guerre n’est pas seulement un endroit où préserver et partager l’histoire du passé militaire du Canada. Il fait partie de cette histoire. Si les murs pouvaient parler, que diraient-ils? Examinons de plus près comment le message du souvenir est intimement lié à l’architecture qui nous entoure.

Les expositions du Musée de la guerre racontent beaucoup d’histoires de service et de sacrifice. Elles présentent la guerre comme une expérience humaine dévastatrice. L’information est importante, mais il peut être difficile de tout assimiler. Parfois, les visiteurs ont besoin de faire une pause pour réfléchir à ce qu’ils ont vu et appris.

Nous voici dans la salle du Souvenir, un refuge paisible à l’intérieur du musée. C’est un lieu de réflexion.

Ce petit espace en béton et en ardoise, qui semble isolé du reste du monde, abrite un miroir d’eau, un banc et un seul artefact.

L’ambiance de cette salle est totalement différente de celle du reste du Musée. Les galeries peuvent être bruyantes et nous désorienter, mais cet espace est tranquille et sobrement épuré.

Les murs sont lisses, droits et carrés. Le motif rectangulaire sur ces murs nous rappelle les rangées de pierres tombales blanches qui marquent les tombes des Canadiens enterrés à l’étranger.

Cela nous ramène au point de mire de cette salle, le un seul artefact qui y est présenté : la pierre tombale du Soldat inconnu.

Vous vous demandez peut-être comment la pierre tombale s’est retrouvée ici.

Pendant les guerres mondiales, des milliers de Canadiens ont été tués outre-mer et enterrés sans être identifiés. En mai 2000, un d’entre eux, qui reposait dans un cimetière de la Première Guerre mondiale près de la crête de Vimy, a été choisi pour être renvoyé au Canada et placé dans une tombe au Monument commémoratif de guerre du Canada.

La pierre tombale de sa sépulture d’origine a été remise au Musée canadien de la guerre. Quand le Musée a ouvert ses portes ici, en 2005, la pierre a reçu une place d’honneur dans cet espace, la salle du Souvenir.

Pourquoi est-ce que cette salle a été conçue autour d’une pierre tombale? Pourquoi est-ce qu’une pierre tombale est un point de mire approprié pour un lieu de contemplation? La guerre est destructrice et brutale, et elle fait de nombreuses victimes. Depuis la Première Guerre mondiale, plus de 115 000 Canadiens et Canadiennes ont été tués dans des guerres. Ces pertes ont été ressenties par des familles et des collectivités à travers le pays. Mais lorsque les chiffres deviennent si importants, il peut être difficile de les comprendre. Parfois, il est utile de commencer par une seule personne.

Le Soldat inconnu est la personne idéale. Puisque nous ne connaissons ni son nom ni la ville où il habitait, il symbolise tous les soldats canadiens tués au combat.

Dans cet espace, les visiteurs peuvent regarder cette pierre tombale tout en pensant à la guerre et à sa signification pour la population canadienne d’hier, d’aujourd’hui et de demain.

La salle du Souvenir accueille tous les visiteurs qui ont besoin d’un lieu de contemplation paisible. Mais elle revêt une signification particulière un jour par an, le jour du Souvenir.

La fenêtre en face de la pierre tombale a été positionnée de manière à ce que chaque année, le 11 novembre à 11 h, quand le soleil pénètre dans la salle, le faisceau de lumière illumine la pierre tombale du Soldat inconnu.

Il est difficile de trouver les mots pour expliquer pourquoi ce moment est si poignant, mais cette expérience a quelque chose de vraiment émouvant. C’est peut-être à cause du degré de réflexion et de la planification minutieuse que la construction de ce moment de réflexion annuel a exigé.

Le souvenir imprègne la salle du Souvenir, un espace où les gens viennent réfléchir aux sacrifices du pays, le jour du Souvenir et au-delà.