Canada's contributions in these overseas wars led to a growing autonomy and international recognition, but at great cost.
Les sacrifices du Canada et sa participation à la guerre d'Afrique du Sud et à la Première Guerre mondiale lui valurent une reconnaissance internationale et favorisèrent le développement de l'esprit national. Ces efforts de guerre faillirent toutefois mettre le pays en pièces. Dans cette galerie, les visiteurs arrivent au milieu d'une célébration marquant le Jubilée de diamants de 1897. Le Canada était fier de son appartenance à l'Empire britannique et en célébrait la grandeur. En dépit de la polémique suscitée par la question du soutien des Britanniques dans la guerre d'Afrique du Sud, le Canada y envoya des troupes. Cette décision marquait un tournant important dans les relations militaires du pays : le Canada était maintenant consentant à soutenir ses alliés en allant combattre dans d'autres pays, et capable de le faire.
Photo: MCG
En août 1914, les pays d'Europe entrèrent en guerre. Le Canada, en tant que Dominion de l'Empire britannique, était automatiquement impliqué, et des jeunes hommes de partout au pays s'empressèrent de s'enrôler. L'optimisme naïf de 1914 fut vite anéanti sous le feu de puissantes mitrailleuses et de bombardements massifs d'artillerie. Les visiteurs se retrouvent au cœur du premier combat des Canadiens à la seconde bataille d'Ypres (avril 1915) où du chlore fut utilisé comme arme de combat pour la première fois dans l'histoire des guerres. Un présentoir interactif permet aux visiteurs de voir à travers un respirateur à l'intérieur d'un caisson qui se remplit de gaz.
Sur le front intérieur, l'annonce des 6000 victimes de la bataille d'Ypres causa tout un émoi au Canada. La plupart des Canadiens, démoralisés par ces pertes épouvantables, exigeaient que l'on poursuive la guerre jusqu'au bout. Toutefois, il y avait un côté sombre à ce patriotisme inconditionnel : la colère et la crainte poussèrent les Canadiens à exiger que leurs concitoyens d'origine allemande et ukrainienne soient internés dans des camps isolés.
En quittant le front intérieur, le visiteur retourne aux tranchées. Une grande maquette du Front occidental permet d'avoir une vue d'ensemble du système des tranchées. Les visiteurs peuvent également déambuler dans une reconstitution grandeur nature d'une tranchée. Ils y côtoient des sacs de sable, des barbelés, des casemates, des rats et des soldats; des effets sonores et des effets d'éclairage renforcent le réalisme de l'expérience.
Au sortir de la tranchée, les visiteurs aboutissent dans un module décrivant les batailles de Vimy (avril 1917) et de la Somme, la guerre aérienne et l'artillerie. La reproduction suspendue d'un avion de combat Nieuport 17 domine cet espace. Un film relate l'histoire de l'assaut des Canadiens à la crête de Vimy, et en examine le contexte et les conséquences en détail.
Après cette expérience des champs de bataille, le visiteur se retrouve à nouveau au Canada alors que le pays est affligé par l'effort de guerre. En 1917, le pays était en crise, et ce module examine des événements qui ont divisé l'opinion, comme la conscription, l'explosion de Halifax, la guerre en mer et l'expérience des enfants.
Le visiteur est ensuite confronté au paysage dévasté de Passchendaele. Cette reconstitution grandeur nature transporte le visiteur au milieu du champ de bataille où il est entouré de cratères d'explosion, de boue, d'armes déchiquetées et de cadavres. Passé ce seuil se trouve l'exposition consacrée aux expériences des champs de bataille et à la médecine en zones de combats. Les visiteurs pourront ensuite voir des sections sur la campagne des Cent Jours (d'août à novembre 1918), des ouvres d'art sur la guerre, une automitrailleuse et des témoignages de Canadiens et Canadiennes sur leurs expériences sur les champs de bataille.
Finalement, les visiteurs sont invités à réfléchir aux répercussions de la guerre en visionnant un film et en examinant des artefacts évocateurs qui soulignent les conséquences sur les collectivités et les personnes des 60 000 Canadiens morts à la guerre. Lorsque prit fin la Première Guerre mondiale, le Canada était un pays en deuil et divisé; mais c'était aussi un pays fier et victorieux qui venait d'acquérir un nouveau statut aux yeux du monde.