War on the Home Front
MacMillan, Daniel. War on the Home Front: The Farm Diaries of Daniel MacMillan, 1914-1927. Fredericton, N.B.: Goose Lane Editions, 2006. 112 p.
ISBN 978-0864924513
Daniel Macmillan n’a jamais vu les champs de bataille de Passchendaele ni la crête de Vimy. Agriculteur dans la minuscule communauté de Williamsburg, au Nouveau-Brunswick, il acquit son expérience de la guerre sur le front intérieur. War on the Home front peint un tableau de l’autre versant de la guerre selon le point de vue d’un homme qui, comme d’innombrable agriculteurs en Amérique du Nord, n’avait d’autre choix que de poursuivre ses activités quotidiennes pendant que des fils, des neveux, des frères et des pères combattaient et mouraient sur des champs de bataille, à l’autre bout du monde. Les émouvants comptes-rendus de Macmillan révèlent comment l’homme, sa famille et sa communauté ont payé un lourd tribut à la guerre. Chronique fascinante de la vie en temps de guerre, l’ouvrage de MacMillan dévoile les peurs, les doutes, le sentiment du devoir et même la force d’âme qui caractérisent l’expérience de la guerre sur le plan individuel, rendant cette période de quatre ans beaucoup plus compréhensible que ne l’aurait fait un rapport de sources secondaires. Son compte-rendu de l’intérieur en fait un document précieux de l’effort de guerre consenti par la communauté rurale en termes d’argent, d’hommes et d’équipement, mais surtout de nourriture pour la population et les troupes, et de sa lutte d’après-guerre pour se ressaisir. Le journal constitue aussi un témoignage de la fidélité des paroissiens de Stanley, qui ont su mobiliser les Églises et les institutions, comme les associations féminines, afin de fournir une aide aux troupes d’outre-mer et aux diverses institutions telles que la Croix-Rouge. Document historique unique, War on the Home front comprend des inscriptions de 1914 à 1927, dans lesquelles le chroniqueur décrit les difficultés de maintenir les activités d’un établissement agricole face à un manque aigu de main d’oeuvre et à l’angoisse de perdre à la guerre ses amis et ses voisins.