Bibliothèque vivante 2016 : Les femmes et la guerre

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Quelle question susciterait l’expérience d’une militaire des Forces armées canadiennes ou encore celle d’une jeune femme qui a défié les talibans? Que ressent-on lorsqu’on fuit son pays en raison d’un conflit armé ou lorsqu’on travaille en zone de guerre?

Venez au Musée canadien de la guerre discuter en tête à tête pendant une vingtaine de minutes avec des femmes ayant vécu la guerre. Militaires dans divers corps d’armée, travailleuse humanitaire, femme aumônier, infirmière, épouse de guerre ‒ quel « livre vivant » choisirez-vous?

Cette activité gratuite aura lieu de 11 h à 15 h les 2 et 3 avril.
L’inscription débute à 10 h 30.

 

Enfant de la guerre, femme de la paix

Militante du droit à l’éducation des femmes et des enfants, Zuhra Aman a défié les talibans pour ouvrir des écoles dans son pays d’origine et a persévéré, malgré les menaces de mort et l’assassinat ou l’enlèvement de collègues. Découvrez comment son enfance éprouvante dans un Afghanistan dévasté par la guerre continue d’inciter Mme Aman à promouvoir la paix par l’apprentissage et l’éducation.
Langues : en anglais, en dari, en farsi, en hindi et en ourdou

Élever une famille sous les tirs des roquettes

Quand Barbara Anglin a suivi son époux en Israël en 1969, elle ne savait pas qu’elle vivrait dans une zone de guerre. Pendant que son époux servait dans l’Organisme des Nations Unies chargé de la surveillance de la trêve, elle élevait leurs deux jeunes fils. Elle se souvient du grondement des canons, du souffle des roquettes et du sifflement des avions à réaction au-dessus du plateau du Golan tandis que les combats s’intensifiaient. Mais Mme Anglin est parvenue à tisser des liens d’amitié dans un kibboutz et à visiter des sites bibliques. Elle se rappelle aussi le cadeau spécial que lui avait offert l’armée israélienne à Noël.
Langue : en anglais
Offert seulement le samedi 2 avril

Les leçons de la guerre au Yémen

La physiothérapeute Islem Cheriet a acquis de dures leçons de vie en collaborant avec la Croix-Rouge au Yémen, à l’âge de 25 ans. Hayat, un enfant de 3 ans qui réapprenait à marcher après avoir perdu une partie de sa jambe sous les frappes aériennes, lui a appris la résilience. Fatima, future maman amputée d’une jambe, lui a fait comprendre la douleur et la tristesse qui dépassent l’entendement. De Mouna, âgée de 20 ans, morte par suite des brûlures causées par le mauvais combustible utilisé pour cuisiner, le bon faisant défaut, Mme Cheriet a compris à quel point la guerre provoquait des souffrances insensées.
Langues : en anglais et en français

Soins infirmiers en temps de guerre, de paix et de catastrophe

La lieutenant-colonel Rhonda Crew, chef des services infirmiers des Forces armées canadiennes, connaît tous les rouages concernant la prestation de soins de santé en temps de paix, de conflit et de catastrophe. Au cours d’une longue et exaltante carrière dans l’Aviation royale canadienne, la lieutenant-colonel Crew a connu diverses affectations au pays, de la Colombie-Britannique au Labrador, et elle a participé à des déploiements dans le monde entier, des zones de guerre en Bosnie-Herzégovine et en Afghanistan jusqu’à Haïti, où elle a apporté des secours humanitaires après les séismes de 2010.
Langues : en anglais et en français
Offert seulement le dimanche 3 avril

Réagir aux crises humanitaires

Déployée aux Philippines auprès de l’Équipe d’intervention en cas de catastrophe après le passage du typhon Haiyan en 2013, la capitaine de corvette Melanie Espina, MD, CD, pensait avoir atteint un sommet dans sa carrière en tant que médecin militaire dans les Forces armées canadiennes. Cependant, un an plus tard, elle devenait médecin-chef de la Force opérationnelle et commandante adjointe de l’opération SIRONA, chargée de combattre l’épidémie du virus Ébola en Sierra Leone. Demandez lui de vous parler de ce qu’elle a vécu et des compétences uniques que le personnel médical des FAC déploie pour régler les crises humanitaires.
Langue : en anglais

Vie et mort à Kandahar

En tant qu’agente principale de la diplomatie publique de la Force opérationnelle interarmées à Kandahar en 2009-2010, Renée Filiatrault a travaillé auprès des médias et de partenaires civils et militaires canadiens, américains et afghans. Les bons jours se passaient sans incident, mais les mauvais apportaient la mort, comme lorsqu’une bombe posée sur leur route a tué la journaliste canadienne Michelle Lang et quatre soldats. Mme Filiatrault, qui a aidé à porter le cercueil de Mme Lang pendant la cérémonie d’adieu, considère ses anciens collègues comme des membres de sa famille – en formation, en service et jusque dans la mort.
Langues : en anglais et en français

Voyages humanitaires

De 1991 à 2001, au cours des guerres en Yougoslavie, l’infirmière militaire navigante Janique Gagnon a aidé à évacuer les blessés, puis elle est entrée dans le feu de l’action en tant qu’infirmière en salle de chirurgie, en Bosnie-Herzégovine. Elle a ensuite entamé une carrière en pédiatrie au Centre hospitalier pour enfants de l’est de l’Ontario, mais ne pouvant résister à l’appel, elle est retournée aux soins humanitaires. Demandez lui de vous parler de ses six mois chez Médecins sans frontières en République centrafricaine, un pays déchiré par la guerre. Pour en savoir davantage : http://blogs.msf.org/fr/staff/blogs/en-direct-du-7deg-nord-16deg-est
Langues : en anglais et en français
Offert seulement le dimanche 3 avril

Récits de la Guerre froide

Gail Harrod a commencé sa carrière au plus fort de la Guerre froide, servant comme infirmière dans l’Aviation royale canadienne. Demandez lui de vous parler de ses affectations aux bases de l’OTAN en France et en Allemagne, et du temps qu’elle a passé dans le Nord du Québec, où les militaires observaient les cieux à l’affût d’aéronefs ennemis.
Langue : en anglais
Offert seulement le samedi 2 avril

La résilience spirituelle par la communion

La major Angela James, CD, femme aumônier, a été appelée à cultiver la résilience spirituelle, psychologique, physique et affective dans différents contextes : réconfortant les familles lors des événements du 11 septembre, rassurant les jeunes recrues loin de leur famille pour la première fois, soutenant la collectivité militaire en Bosnie et priant au chevet de soldats dans un hôpital militaire américain en Allemagne. Être à la fois épouse d’un militaire, mère et aumônière est une bénédiction, dit elle. La possibilité d’apporter son soutien et de marquer les transitions sacrées de la vie avec un réseau d’autres femmes militaires renforce l’esprit de communion.
Langue : en anglais

Une infirmière canadienne dans l’Armée américaine

Son recrutement dans le Corps infirmier de l’Armée américaine pendant la guerre du Vietnam a été pour Marjorie Kelly, seule Canadienne parmi 5 000 infirmières américaines, l’amorce d’une carrière internationale diversifiée – en médecine préventive, dans les cliniques de pédiatrie, à l’appui de campagnes d’immunisation et au bénéfice d’autres programmes destinés aux familles de militaires. De l’aveu même de Mme Kelly, son attitude pragmatique l’a bien servie dans son travail, mais elle lui nuirait si elle se lançait en politique! Par contre, c’est le ferment d’anecdotes captivantes, comme le jour où elle a refusé de prendre le thé avec l’épouse du général.
Langue : en anglais
Offert seulement le samedi 2 avril

Sur le terrain à Kandahar

Conseillère en développement auprès du commandant de la Force opérationnelle de Kandahar en Afghanistan (2010-2011), Anne Lavender a souvent été « sur le fil du rasoir », voyageant entre l’aérodrome de Kandahar et la base d’opérations avancée de l’équipe provinciale de reconstruction de Kandahar, sur des routes truffées d’engins explosifs. Elle est fière d’avoir contribué à améliorer les choses grâce aux initiatives de développement canadiennes, comme la construction d’écoles et de cliniques sanitaires, la formation d’enseignants et de sages-femmes, et la promotion de la culture des fruits, auprès des agriculteurs, plutôt que celle du pavot servant à la production d’héroïne.
Langue : en anglais
Offert seulement le samedi 2 avril

Souvenirs d’une épouse de guerre

Joan McRae a maintes histoires à raconter – de Londres, en Angleterre, où elle a travaillé et a été bénévole pendant la Seconde Guerre mondiale, jusqu’à Campbellton, au Nouveau-Brunswick, où elle a commencé sa vie de nouvelle épouse et de mère. Au cours de la guerre, Joan a connu les bombardements nocturnes, rencontré des militaires de nombreux pays et, finalement, épousé un « beau » Canadien. Demandez-lui de vous parler des années de guerre, de la capacité d’adaptation dont elle a fait preuve en déménageant au Canada et de sa joie de vivre, à 99 ans.
Langue : en anglais
Offert seulement le dimanche 3 avril

Interprète de l’espoir

Maryam Sahar Naqibullah dit que les talibans et leur régime de terreur traitaient les filles et les femmes davantage comme des animaux que des êtres humains – sauf que les animaux avaient plus de liberté. Grâce au centre communautaire canado-afghan de Kandahar, elle a obtenu son diplôme et, à 15 ans, est devenue la seule femme interprète pour les troupes canadiennes. Quand son frère et ses amis ont été assassinés, elle est venue au Canada par l’entremise d’un programme d’immigration destiné aux interprètes afghans. Elle étudie maintenant en relations internationales et en sécurité internationale à l’Université Carleton.
Langues : en anglais, en pashto, en dari, en hindi et en ourdou
Offert seulement le dimanche 3 avril

Survivante du Rwanda

À six ans, Alphonsine N. Munyampundu ne savait pas qu’elle était une Tutsi et elle ignorait ce que cela signifiait. Mais cela comptait pour son enseignante de première année, qui incitait les enfants hutus à dénigrer leurs camarades de classe tutsis, les qualifiant de « serpents » et de « cancrelats ». Lorsque la guerre a éclaté au Rwanda en 1990, Mme Munyampundu a vraiment compris les conséquences d’avoir instillé cette haine entre les groupes ethniques. Vingt-cinq ans plus tard, elle dit qu’elle pardonne, mais n’oubliera jamais le génocide perpétré contre son peuple.
Langues : en anglais et en français

Voguer des Prairies à la mer

Laura Neal a grandi dans une ferme du Manitoba, ce qui ne l’a pas empêchée de partir en mer. Elle a commencé en communications et a appris le code morse tout en patrouillant la côte Ouest. Étant souvent la seule femme à bord, elle a prouvé qu’elle pouvait bien faire son travail et a obtenu le respect de tous les autres marins. Plus tard, elle est devenue infirmière en évacuation aéromédicale et elle est allée en Afghanistan comme infirmière généraliste. Elle est maintenant lieutenant de vaisseau.
Langues : en anglais et en français
Offert seulement le dimanche 3 avril

Première commandante de troupe d’artillerie

Lorsque le major Jaime Phillips, alors âgée de 24 ans, est allée en Afghanistan en 2007, elle était la première commandante de troupe d’artillerie déployée outre-mer. Elle avait sous ses ordres 33 soldats, dont une seule femme. Elle a travaillé auprès des Forces américaines et afghanes, où aucune femme ne figurait dans les unités d’artillerie. Malgré les défis, elle se rappelle sa période de service comme une expérience positive qui a fait d’elle la femme et la chef de file qu’elle est aujourd’hui.
Langues : en anglais, en français et en espagnol

Aider les réfugiés à se bâtir une nouvelle vie

Louisa Taylor sait à quel point la guerre peut changer la vie d’une personne à l’autre bout du monde. En tant que directrice de Refugee 613, elle est à la tête d’une coalition populaire qui établit des liens entre bénévoles locaux, experts et institutions pour aider les réfugiés de Syrie et d’ailleurs à se bâtir une nouvelle vie au Canada. Mme Taylor se plaît à rassembler diverses personnes pour qu’elles mettent en commun leurs compétences, leur dynamisme et leur compassion afin que, de concert avec les réfugiés nouvellement arrivés, tous contribuent à créer une collectivité plus forte au profit des futures générations.
Langues : en anglais et en français
Offert seulement le dimanche 3 avril

Journaliste et réfugiée

Avant d’être journaliste à la CBC, Judy Trinh était une enfant de la guerre du Vietnam, parmi les myriades de « Boat People » qui ont fui après la chute de Saigon en 1975. Dans son long voyage vers la liberté, sa famille a trouvé sur sa route des pirates et la mort, mais elle a aussi bénéficié de la bonté d’étrangers. L’histoire de Judy, que revivent maintenant les réfugiés syriens, est bouleversante et inspirante, car elle rappelle les épreuves des réfugiés et évoque leur joie d’être bien accueillis au Canada.
Langue : en anglais
Offert seulement le dimanche 3 avril

Une affaire de famille

Pour la sergente Stacey Williamson, le service militaire est une affaire de famille. Son père a servi pendant 37 ans et son frère, toujours militaire, en a cumulé 24. Son époux et elle demeurent de fiers membres des services de santé des Forces armées canadiennes. Une enfance à déménager d’un lieu à l’autre, de longues périodes à prendre soin des trois enfants de son mari tandis que celui ci était au loin et son propre déploiement prolongé en Afghanistan ont donné à la sergente Stacey Williamson une conscience aigüe des pressions auxquelles font face les familles de militaires.
Langue : en anglais

 

Grandes Guerres. Grandes Femmes.

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