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Peindre la Brigade de cavalerie canadienne
 
Le capitaine prince Antoine d'Orléans and Bragance

À travers l'histoire de la guerre, les chevaux ont toujours joué un rôle important - comme bêtes de somme, pour le transport de l'infanterie, afin de tirer l'artillerie et lors des opérations de cavalerie. Cette dernière tâche sous-entendait l'utilisation d'un cheval et d'un cavalier - l'homme qui se battait à partir de sa monture avec une épée et une lance - en tant que force d'attaque. Les armées européennes sont formées d'unités de cavalerie spécialisées; les généraux et les stratèges les forment ainsi malgré le fait que des charges montées massives contre des unités d'infanterie retranchées représentent de lourdes pertes, et ce, de façon systématique.

 

La Brigade de cavalerie canadienne représentait un anachronisme. Elle est formée en janvier 1915 avec des éléments de la Royal Canadian Horse Artillery, du Royal Canadian Dragoons, du Lord Strathcona's Horse et du 2nd King Edward's Horse (ce dernier, une unité impériale, est remplacé en février 1916 par le Fort Garry Horse). La Brigade retourne au combat en mai 1915, non en tant qu'unité montée, mais en tant qu'infanterie à pied, un rôle pour lequel elle n'est pas entraînée. Au cours de la majeure partie de la guerre, les cavaliers canadiens servent dans les tranchées ou attendent une occasion de combattre à dos de cheval. Quelques occasions leur permettent d'effectuer des opérations montées, même si les hommes sont appelés à descendre de monture et à charger avec leur fusil et leur baïonnette. Tel est le cas lors d'un retrait allemand organisé en mars 1917, lors de la Bataille de Cambrai (novembre 1917) et lors de l'offensive allemande de mars et avril 1918 (bois de Moreuil et au bois de Rifle). Les tentatives d'utiliser conjointement la cavalerie et les chars d'assaut lors de la Bataille d'Amiens (du 8 au 11 août 1918) s'avèrent infructueuses. Une seule fois la Brigade combat comme une véritable unité de cavalerie. Le 9 octobre 1918, à Le Cateau, les unités de cavalerie canadiennes avancent sur une distance de près de 13 km et font 400 prisonniers. Toutefois, cette opération s'avère coûteuse : 168 cavaliers sont tués ou blessés; 171 chevaux sont aussi victimes de cette bataille.

 
Quartier geacute;néral de la brigade à La première oeuvre de Munnings est un portrait à cheval du commandant de la Brigade, le très honorable brigadier général J. E. B. Seely, peint à moins de 2 km des lignes et de l'ennemi. L'artiste se tient sur des caillebotis afin de ne pas s'enfoncer dans la boue alors que le brigadier général pose sur son cheval pendant plus d'une heure. Lorsque Seely retourne effectuer d'autres tâches, son officier d'ordonnance sert de modèle vêtu de l'uniforme de brigadier général, et salue allègrement les officiers qui passent près de lui.


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